Lausanne

06 février 2019 19:36; Act: 06.02.2019 21:11 Print

Le blason de la salle de concerts entre au musée

par Frédéric Nejad Toulami - L’enseigne de l’ancien club mythique Dolce Vita a enfin trouvé son écrin et obtient les honneurs.

Lors du vernissage, mercredi, au Musée historique de Lausanne, en présence notamment du directeur des lieux Laurent Golay et du Syndic de la Ville, le délégué à la jeunesse Tanguy Ausloos témoigne du symbole que représente cette enseigne (qui reproduit des lettres de l'artiste Keith Harring):
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«C’est un chapitre de l’histoire de la vie culturelle lausannoise d’une intensité sans autre équivalence.» Directeur du Musée historique de la Ville, Laurent Golay a tenu par ces mots a rendre hommage, hier, à la salle de concerts devenue culte.

De 1985 à 1999, La Dolce Vita a vibré en accueillant des artistes du monde entier. Le club a marqué plusieurs générations et a profondément modelé la scène musicale à Lausanne. A sa fermeture, de nombreuses personnes se sont senties orphelines, notamment les membres de l’association E la nave va. Après avoir été sauvée de justesse (lire ci-dessous), l’enseigne de l’entrée du club a été baladée dans divers lieux, dont le bureau du Romandie, salle héritière de «la Dolce», géré par E la nave va, puis presque oubliée. L’association a officiellement remis ce fameux panneau au Musée historique de Lausanne, hier, en présence d’anciens membres de E la nave va, ainsi que du syndic de Lausanne, Grégoire Junod.

Une reproduction de Keith Haring

Quant aux lettres jaunes peintes sur l’enseigne, il ne s’agit que d’une reproduction, sur une tôle, d’une œuvre réalisée par Keith Haring. L’artiste américain, aujourd’hui décédé, venait parfois à Lausanne dans les années 1980 à l’invitation de son ami Pierre Keller, alors enseignant. L’ancien directeur de l’Ecole cantonale d’arts (ECAL) lui avait notamment fait connaître le club. Délégué à la jeunesse et ex-militant de la scène rock, Tanguy Ausloos a raconté avoir été un jour contacté par une galerie berlinoise qui souhaitait acquérir cette œuvre pour un riche collectionneur.

Photographe et ancienne membre de E la nave va..., Corinne Sporrer avait participé au sauvetage de l'enseigne repeinte en noir par des squatteurs. Puis elle l'a patiemment restaurée:


(FNT)