Trois ministres de gauche, trois de droite et un siège vacant à attribuer. Les Vaudois diront le 17 mars quelle majorité ils souhaitent donner au canton lors de l'élection complémentaire consécutive au départ de Pierre-Yves Maillard (PS) du conseil d'Etat. Nous vous proposons une série de trois vidéos pour faire connaissance avec les candidats. Une partie des questions ont été posées directement par nos lecteurs.
Pour remplacer son ministre, les socialistes ont désigné la conseillère nationale Rebecca Ruiz comme candidate. A 37 ans, la criminologue est déjà une politicienne confirmée avec un parcours sans faute et paraît la successeur naturelle de celui qui restera une des figures des socialistes vaudois. A l'aise sur une large palette de thèmes, son discours est maîtrisé mais ne recèle aucune surprise: elle s'inscrit largement dans la lignée de Pierre-Yves Maillard.
Variété à gauche
Mais elle devra convaincre, défiée par deux autres candidatures de gauche. Un homme expérimenté et à l'âge de la retraite; une jeune femme toute nouvelle en politique: c'est le menu proposé. Ensemble à Gauche lance Jean-Michel Dolivo (67 ans), avocat et infatigable député au Grand conseil vaudois, qui a déjà été candidat malheureux lors de précédentes élections au gouvernement. L'exercice n'est pas nouveau pour lui et il est déjà bien connu des Vaudois.
Tout autre profil chez le POP, qui présente Anaïs Timofte (27 ans), diplômée en sciences politiques, mère de famille et aussi la seule des cinq candidats qui n'a encore jamais eu de mandat politique, amenant un profil nouveau. Combative et ferme, elle ambitionne de représenter les classes populaires. Résolument anticapitalistes, les deux candidats se présentent en rupture au consensus à la vaudoise incarné par les compromis entre les deux figures du gouvernement Pierre-Yves Maillard et Pascal Broulis (PLR).
La droite et le centre pour le compromis
A droite, l'UDC tente à nouveau sa chance pour retrouver un siège au Conseil d'Etat. Le parti a choisi Pascal Dessauges (55 ans), préfet du Gros-de-Vaud. L'homme se présente en candidat pragmatique, prêt aux compromis. Il expose ses idées de façon calme et directe. Son profil semble en tout cas consensuel, loin du style offensif d'autres membres de son parti. Sans doute de quoi séduire des électeurs du PLR, mais peut-être pas assez pour susciter l'adhésion d'une majorité des votants.
Enfin, le centre souhaite également entrer au Conseil d'Etat, avec le candidat du PDC Axel Marion (40 ans). Député au Grand conseil, docteur en relations internationales, il propose une «nouvelle formule magique» au gouvernement. A l'aise sur les sujets et avec un discours qui peut rassembler les deux pôles de l'échiquier politique, il devrait ratisser large. Paradoxe: le très centriste canton de Vaud (avec un gouvernement penchant à gauche et un parlement légèrement à droite) semble rechigner à porter ses voix sur les candidats qui veulent incarner ce consensus.
Monsieur
Ma voix au PDC..
RR pas une bonne idée .
Et si on parlait du CHUV
Jacques Dubochet candidat en 2022
Aucun de ces candidats n'a d'envergure, comme ceux qui sont déjà au conseil d'État. Moi je voudrai que le professeur tournesol et prix nobel Jacques Dubochet se présente aux élections de 2022 (si la santé le lui permet, il aura près de 80 ans à ce moment là). Voilà un homme d'une grande sagesse et totalement intègre qui peut élever le niveau de la politique de tous ces combinards.
réponse
C'est parfait. Lui-même ne veut pas s'investir politiquement mais propose de voter Rebecca Ruiz dans la brochure officielle du PS.
A bonne école RB
Aujourd'hui au salon de l'auto j'ai croisé François Fillon et il m'a dit que Rabecca Ruiz était de loin la meilleur élève qu'il a eu
Mensonges et cie
Y en a pas un pour rattraper l autre. La politique c est devenu la foire aux coups bas et au mensonges en tout genre . On en vient comme nos voisins à pas voter pour qqun mais à voter sanction contre qqun. D ailleurs qui vais jesanctionner en ne leur donnant pas ma voix . Parce que y en a aucun à qui j ai envie de la donner .