Vols dans les hôpitaux

10 mars 2011 18:50; Act: 10.03.2011 18:52 Print

Patients lésés encouragés à porter plainte

Le vol est une préoccupation dans les hôpitaux qui sont des lieux de passage très fréquentés. Le CHUV à Lausanne et les HUG à Genève encouragent les personnes lésées à porter plainte.

Une faute?

Tous les hôpitaux sont à la merci de personnes peu scrupuleuses. Les patients sont vulnérables, les structures ouvertes et difficiles à surveiller, a déclaré jeudi Alberto Crespo, chef de l'unité juridique du Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV).

Dans un hôpital, relève-t-il, «tout se vole, sauf ce qui est trop lourd ou trop chaud». Des appareils auditifs au matériel électronique, en passant par le porte-monnaie, l'argent ou les bijoux.

Le cas révélé jeudi par la «Tribune de Genève» d'une patiente défunte dont les bijoux et l'argent ont été dérobés aux urgences des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) est choquant, a souligné Séverine Hutin, porte-parole. Mais ce n'est pas un phénomène répandu en regard de la grande fréquentation des lieux. Une dizaine de cas ont été dénoncés l'an dernier dans ce service.


Disparitions et vols

Petite ville de 9000 personnes, le CHUV voit quelque 5000 personnes franchir son hall d'entrée tous les jours, rappelle M.Crespo. Et les HUG accueillent pas loin d'un million de personnes dans leurs huit lieux de soins chaque année, selon Mme Hutin.

Le problème est de distinguer les «disparitions» de lunettes, dentiers, prothèses et autres téléphones des vols. D'où la difficulté d'avoir des statistiques, explique-t-elle.

Dès qu'un larcin dépasse 500 francs, les lésés sont invités à porter plainte, afin que la police enquête, a relevé M.Crespo. «Ce n'est pas en vain. On a le plaisir de savoir que de temps en temps quelqu'un se fait attraper».


Déposer les valeurs

Les patients sont encouragés à déposer leurs valeurs. En revanche, l'hôpital est responsable de ce qui lui est confié. Il est arrivé qu'un objet mis en dépôt disparaisse. La victime a été indemnisée et une enquête menée pour trouver le «mouton noir», a relevé M.Crespo.

Dans le cas de la patiente des HUG, ses valeurs (plus de 1000 francs, quatre bagues et une alliance, ainsi qu'une carte bancaire) avaient fait l'objet d'un inventaire. Elles auraient dû être déposées au coffre, selon Mme Hutin.

Mais l'employée concernée a été appelée au bloc pour une urgence. Elle a placé l'enveloppe dans le dossier de la patiente. A son retour, elle avait disparu. Son neveu a déposé une plainte.

(ats)