Lausanne

10 juillet 2014 12:06; Act: 10.07.2014 12:27 Print

Peine confirmée pour un jeune émeutier

La cour d'appel du Tribunal cantonal vaudois a condamné jeudi un étudiant de 22 ans à 15 mois de prison avec sursis. En 2010, il avait jeté un pavé sur un policier à Montbenon.

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Comme dans le jugement rendu en première instance par le tribunal correctionnel de Lausanne, le 21 janvier 2014, les juges cantonaux l'ont reconnu coupable d'émeute, de violence contre les autorités et de lésions corporelles simples. La durée du sursis a toutefois été ramenée de 5 à 3 ans pour tenir compte de son âge, de ses excuses et du temps écoulé.

Faits «très graves»

Les juges ont souligné les «motifs futiles» pour lesquels les faits, «très graves», ont été commis. Le condamné a fait preuve d'un «certain égoïsme», en «minimisant constamment» sa responsabilité. La peine prononcée en première instance a été considérée comme «adéquate».

La mère de famille de 24 ans qui avait comparu en première instance à ses côtés a retiré son appel. Elle avait été condamnée à 18 mois d'emprisonnement avec sursis pour avoir asséné un violent coup de pied à la tête d'un autre policier.

Concert de musique punk

Les faits se sont déroulés peu avant le début d'un concert de musique punk, organisé dans le cadre d'un festival lausannois. Une patrouille de Police-secours a interpellé un individu suspecté d'avoir effectué des graffitis en gare de Lausanne.

L«homme, après avoir été saisi par un policier, s'est violemment jeté en arrière, provoquant la chute du fonctionnaire. La foule de 150 personnes, jusqu'alors calme, est brusquement devenue hostile, contraignant l'agent à faire usage de son spray au poivre.

Pavé de sept kilos

Touché par le spray, l'étudiant, qui attendait à l'écart, s'est saisi d'un pavé de 15 centimètres et de plus de sept kilos, et l'a lancé en direction d«un autre agent, qui se trouvait à deux mètres de lui, le touchant au haut du dos. Les juges de première instance ont qualifié son comportement d'«aberrant».

Les deux policiers n'ont souffert d'aucune séquelle. L'étudiant a déclaré «regretter profondément» son acte et a écrit une lettre d'excuses au policier touché.

(leo/ats)