Terroir

07 juin 2011 17:56; Act: 08.06.2011 09:38 Print

Pierre Keller troque l’art contre du vin

par Renaud Bournoud - Bientôt retraité, le futur ex-directeur de l’Ecal prend la présidence de l’Office des Vins Vaudois. Alors qu’il n’a pas toujours été tendre avec ceux-ci.

storybild

Dans sa nouvelle fonction, Pierre Keller veut reconquérir la Suisse allemande avec les vins vaudois. (Photo: S.Féval/LM)

Une faute?

«La vie est trop courte pour boire du rouge vaudois» raillait encore Pierre Keller fin 2009 dans «Hôtel Revue». En tout cas, la sienne est suffisamment longue pour atteindre l’âge de la retraite. Il quittera sa fonction de directeur de l’Ecole cantonal d’art de Lausanne (Ecal) à la fin du mois. Mais le pétillant radical ne restera pas oisif pour autant. Le Conseil d’Etat vient de le nommer à la présidence de l’Office des Vins Vaudois. Et depuis, il a opportunément revu son jugement sur la production viticole du canton. «On sait que j’ai eu des doutes sur le rouge vaudois, mais ce n’est plus le cas», a-t-il rectifié hier.

Déconseillé par son médecin

Peu rancuniers, ce sont les vignerons qui ont soufflé son nom au gouvernement. «J’en ai parlé à mon médecin, il m’a dit que ce n’était pas une bonne idée, alors j’ai changer de praticien», plaisante le bon vivant. L’homme jouit d’une belle renommée dans le monde l’art, mais il reconnaît volontiers que son CV est vierge dans celui du vin. «Je ferai de mon mieux et quoi qu’il arrive, je continuerai à boire du chasselas vaudois», promet-il.

Bon électoralement

Accessoirement, la fonction qui l’amènera à faire la tournée des carnozets, ne devrait pas desservir le candidat radical au Conseil national. «C’est clair que cela peut aussi aider électoralement», concède Pierre Keller.