Lausanne

20 septembre 2019 12:30; Act: 20.09.2019 21:37 Print

Les militants du climat bloquent le Pont Bessières

Quelque 200 activistes du mouvement Extinction Rébellion exigent du Conseil fédéral qu'il dise la vérité sur la situation du réchauffement.

Voir le diaporama en grand »

Une faute?

Un groupe de 200 activistes du climat appartenant au mouvement Extinction Rébellion occupe le Pont Bessières, un axe de circulation central à Lausanne, depuis 11h15 vendredi. Malgré l'intervention de la police pour les déloger, ils étaient encore une centaine à bloquer le pont vers 15h30. Plusieurs d'entre eux ont été délogés par les forces de l'ordre avant de reprendre position quelques mètres plus loin.

Les activistes réclament que Berne dise «la vérité à la population de façon officielle et dès aujourd'hui» sur le fait que le climat se réchauffe plus vite que prévu, «si vite qu'il fera 7 degrés de plus à la fin du siècle si les mesures nécessaires ne sont pas prises dès aujourd'hui», selon un communiqué envoyé aux médias vendredi.

«Ce sont ces réalités scientifiques qui doivent être communiquées clairement par les médias et le Conseil Fédéral, par voie radiophonique et télévisuelle», exige le mouvement. «Pour que chacun puisse prendre la juste mesure de ce qui nous attend et puisse oeuvrer collectivement à affronter l'inimaginable.»

Pont à nouveau ouvert

Les activistes rappellent que la loi sur le CO2 a été torpillée par les Chambres en novembre dernier et que le gouvernement est capable d'agir quand il y a urgence. «En 2008 et en moins de trois semaines, le Conseil fédéral a débloqué 6 milliards pour sauver l'UBS. On ne parle là que de réputation et d'un pan de l'économie suisse.... pas de vies humaines, pas de biodiversité. Pourquoi cela est-il si compliqué ?»

Vers 21h, la police municipale a annoncé sur Twitter que le pont était à nouveau ouvert.

Face à un événement largement pacifique, la Police Municipale de Lausanne a opté pour une stratégie privilégiant le dialogue, avant d'engager une évacuation forcée des lieux, communique-t-elle.

Les agents ont procédé à l'identification de 115 personnes directement sur le site. Une vingtaine de militants ont été acheminés à l'Hôtel de Police, pour avoir répété leurs actes délictueux, malgré une première identification. Tous ces individus seront dénoncés. Une personne sera encore poursuivie pour violences contre fonctionnaire.

(nxp)