Blonay (VD)

06 décembre 2018 11:58; Act: 06.12.2018 12:13 Print

Précaution extrême après la pollution de l'eau

par Francesco Brienza - Deux mois après une alerte qui a touché 9000 personnes, un nouvel appel à la prudence a été émis ce mercredi. Mais il a été rapidement levé.

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Eau minérale en rupture de stock dans les magasins, EMS et garderies ravitaillés d'urgence: la pollution de l'eau qui a touché les communes de Blonay, Saint-Légier et Rossinière au mois d'octobre a passablement marqué les esprits. Peut-être un peu trop. Ce mercredi, un nouvel appel à la prudence a été lancé par les autorités de Blonay, avant d'être levé dans la foulée.

«J'ai retrouvé cette affiche placardée sur ma porte mercredi soir sans aucune autre info, raconte un habitant. Je suis tout de suite allé acheter de l'eau en bouteille.» Contactées, les autorités de Blonay confirment qu'elles ont craint une dégradation de l'hygiène de l'eau. «C'était une très légère odeur, précise le municipal des Services industriels Christophe Schneiter. Mais nous avons immédiatement fait les contrôles nécessaires et nous pouvons affirmer qu'il n'y a rien d'anormal. L'eau peut être consommée sans le moindre danger.»

Pollution d'origine agricole

Les autorités jouent donc la carte de la précaution. Des affiches enjoignant la population à bouillir l'eau ont été posées immédiatement au premier soupçon. «Je comprends, reprend notre lecteur. Ils ont eu tellement peur la dernière fois que c'est peut-être normal de surréagir. D'ailleurs, on sent beaucoup plus le goût du chlore depuis la pollution de cet automne.»

Hasard du calendrier, la Municipalité de Blonay livrait ce mardi les conclusions de son enquête sur la pollution du mois d'octobre. «Il s'agissait d'une pollution d'origine agricole, probablement bovine, explique-t-elle. Le problème est survenu suite aux intempéries lessivant des sols en montagne après une longue période de sécheresse.» Les virus et les bactéries étant traités en amont par l'usine d'eau potable de Sonzier, le risque était réduit et seuls restaient les désagréments liés au goût et à l'odeur de l'eau.

A noter qu'en 2015, une bactérie présente dans le réseau d'eau courante du Locle (NE) avait provoqué une importante épidémie de gastro-entérite. Près de 10% de la population avait été atteinte.