Procès à Lausanne

03 mai 2012 07:00; Act: 02.05.2012 20:43 Print

Responsable mais pas coupable?

par Frédéric Nejad - Les avocats de la partie civile et de la défense ont brillamment plaidé, mercredi matin, dans le procès du cardiologue suspecté d’homicide par négligence en mai 2006.

Sur ce sujet
Une faute?

«Pendant trois jours, le ministère public a été inexistant.» Remonté Me Guignard, hier, au Tribunal correctionnel. Il a souligné auprès de la cour que le dossier jugé comportait «une quantité d’éléments qui prouve que le docteur B. a franchi en mai 2006 la ligne rouge qui constitue des fautes.» Et de motiver son accusation d’homicide par négligence: lésions corporelle par négligence, violation au devoir de prudence et le lien de causalité avec l’issue fatale.

Un patient de 75 ans était décédé après avoir subi une longue angioplastie jalonnée de couacs. «C’est à la justice et non aux experts médicaux de dire s’il y a eu faute», assène Me Guignard.

Pour la défense, Me Bénédikt s’est appuyé sur le rapport d’expertise et l’analyse des faits du procureur. Il a rappelé que la médecine n’est pas une science exacte afin de justifier les erreurs constatées, commises par son client en 2006. Sans pour autant pouvoir les qualifier de fautes. C’est pourquoi l’avocat appelle à l’acquittement du cardiologue.

Le verdict devrait tomber vendredi après-midi.