Transport public

23 octobre 2019 22:14; Act: 23.10.2019 22:17 Print

Le LEB n'est pas encore sorti d'affaire

par Frédéric Nejad Toulami - La compagnie du LEB n'a toujours pas reçu un outil informatique pour permettre des rames tous les quart d’heure. Sans compter les couacs liés au manque d’effectif.

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(Photo: Keystone)

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«Malgré des tests récents, le logiciel d’automatisation n’est toujours pas opérationnel. Donc notre fournisseur ne nous l’a toujours pas livré.» Directeur délégué du LEB, la compagnie ferroviaire du Gros-de-Vaud, Olivier Bronner constate avec dépit les incertitudes qui l’empêchent d’avoir un agenda précis sur la mise en place, plusieurs fois retardée, de la cadence toutes les 15 minutes des rames du Lausanne-Échallens-Bercher.

Une des causes principales: la société Kummler+Matter peine à mettre au point un outil informatique commandé par le LEB. Contactée, sa direction n’a pas répondu à nos questions. Mais
Olivier Bronner nous confirme l’existence de pénalités prévues dans le contrat en cas de retard de livraison.

Du côte du Gouvernement vaudois, la patience est érodée. Porte-parole de la conseillère d’Etat Nuria Gorrite, Mehdi-Stéphane Prin rappelle que le Canton ne gère pas la compagnie ferroviaire régionale. Mais son département a exigé, en tant que client et cofinancier, que les cadences des rames du LEB passent au quart d’heure «d’ici la fin de l’année», quitte à réaliser cela sans logiciel informatique. Mais pour cela il faut plus de personnel, dont des indispensables chefs de circulation. Or, des trains ont encore été annulés cette semaine en raison du manque de personnel. La compagnie annonce que des chefs de circulation ont été recrutés depuis le mois d’août, et deux employés commenceront une formation dès janvier 2020.

(FNT)