Yverdon-les-Bains (VD)

05 septembre 2016 07:04; Act: 05.09.2016 09:37 Print

Trois générations réunies devant un écran de jeu

par Mirko Martino - Ce week-end, la première édition du festival Numerik Games a attiré un nombreux public, venu bien au-delà du Nord vaudois.

Notre reportage vidéo, entre vieilles consoles de jeux et technologies dernier cri.
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Trois générations réunies devant un écran, une manette de jeu à la main: la scène vue au Numerik Games, ce week-end, montre, s'il en était encore besoin, que la geek-culture n'est plus l'apanage des seuls adolescents. Et le succès populaire rencontré par la première édition du festival yverdonnois dédié à l'univers numérique y fait écho. Le programme à multiples facettes de l'événement a attiré un nombreux public de vendredi à dimanche. «L'affluence est supérieure à celle sur laquelle nous tablions et c'est très motivant, se félicite Marc Atallah, directeur artistique du festival. On me disait qu'il est difficile de faire venir les gens à Yverdon. J'ai toujours été persuadé que l'on pourrait prouver le contraire en proposant une offre de qualité. Ce week-end, la moitié du public provient de bien au-delà du Nord vaudois.»

Entre jeux vidéos historiques, technologies dernier cri, conférences, animations et défilés de cosplay, ce sont entre 9000 et 10'000 personnes qui ont visité le festival durant les trois jours d'ouverture, dont 4500 dans les espaces payants. «Le but était également d'avoir des billets à un prix abordable afin de faire venir les familles également», reprend Marc Atallah. Les soirées dj's du vendredi et du samedi, avec une programmation de musique électronique de qualité sur un dancefloor peu commun comme la cour et les caves du château d'Yverdon, ont été prises d'assaut et se sont déroulées à guichets fermés.

Face à ce succès populaire, les organisateurs de Numerik Games ont d'ores et déjà annoncé une deuxième édition début septembre 2017. Le défi de réussir à innover en proposant chaque année de nouvelles thémathiques pour attirer les festivaliers ne fait pas peur à Marc Atallah, qui est également directeur de la Maison d'Ailleurs: «La culture digitale se décline sous beaucoup de formes. Il y a tellement d'aspects à montrer et à développer que nous ne serons jamais à court de contenus.»