Grand Conseil vaudois

01 mai 2012 12:44; Act: 01.05.2012 16:00 Print

Trois millions pour les travaux à la Cathédrale

Les travaux urgents dont a besoin la Cathédrale de Lausanne vont pouvoir démarrer. Les députés vaudois ont adopté mardi un crédit de trois millions de francs.

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Le Grand Conseil Vaudois a accepté d'offrir un lifting nécessaire à la Cathédrale de Lausanne. (Photo: Keystone)

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Le Grand conseil a accepté à l'unanimité la demande. Le libéral Philippe Vuillemin a rappelé qu'il faisait partie à l'époque des signataires de la pétition s'alarmant de l'état de la cathédrale et de la politique de restauration.

La démarche lui avait valu alors «moqueries et railleries» de l'architecte en chef, alors qu'aujourd'hui le canton annonce un colloque de deux jours en juin pour réfléchir à l'entretien de la cathédrale. Philippe Vuillemin a souligné que ce crédit serait suivi d'un autre, beaucoup plus important dans les prochains mois.

Non à la distance minimale

Le Grand Conseil vaudois ne veut pas entendre parler d'une distance minimale de 1500 mètres entre éoliennes et zones à bâtir. Il a classé mardi un postulat de l'UDC Bertrand Clot qui exigeait un rapport du gouvernement sur l'impact de cette énergie renouvelable.

Par 69 voix contre 30 et 28 abstentions, les députés vaudois ont rejeté le texte de leur collègue qui avait accepté de transformer sa motion en postulat non contraignant. Fait inhabituel, le Grand Conseil a refusé ensuite un vote nominal sur cet enjeu toujours disputé.

Sur les cinq points mentionnés par Bertrand Clot, celui des 1500 mètres entre les hélices et les habitations signifie «l'abandon des projets» dans le canton de Vaud, a affirmé la conseillère d'Etat Jacqueline de Quattro. Ainsi il n'y aura «aucune éolienne», a-t-elle ajouté en soulignant que le canton prenait en compte toutes les autres inquiétudes mentionnés par le député UDC.

Pour le socialiste Michel Renaud, rapporteur de la commission, il fallait au contraire accepter le postulat afin que la population puisse être pleinement informée sur tous les aspects de l'éolien. De tels débats sont de nature à éviter d'autres «procédures, comme les référendums», a-t-il relevé.

A l'inverse, les partisans de l'éolien ont insisté sur «la mort» de cette énergie renouvelable impliquée par ce postulat et sa mention d'une distance minimale. Pour beaucoup, le critère du bruit est celui qui est pertinent et pas celui du nombre de mètres. «Cette distance ne se justifie pas», a lancé Jérôme Christen de l'Alliance du Centre.

(ats)