Suisse-Cuba

26 juin 2019 10:01; Act: 26.06.2019 18:52 Print

Trump fait de leur croisière de rêve un cauchemar

par Abdoulaye Penda Ndiaye - Les États-Unis interdisent désormais toute escale à Cuba pour les croisières au départ de leur pays. Les vacances de Lausannois ont été chamboulées.

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La croisière ne s'est pas déroulée dans la sérénité. Beaucoup de touristes étaient mécontents de l'annulation de l'escale cubaine à cause d'une nouvelle loi de Washington.

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Touristes de l’océan, Magdalena* et Yvan* rêvaient de leur croisière Miami - La Havane depuis des mois. Les Lausannois, parents d’un enfant de 1 an et demi, ont convaincu les grands-parents de se joindre à l’aventure. C’est donc à sept qu’ils sont partis de la Floride le 3 juin pour une escapade maritime d’une semaine dont le point d’orgue était censé être une escale de deux jours à Cuba. «À l’arrivée, des larmes, de la désolation et l’impression d’avoir jeté des dizaines de milliers de francs pour un voyage mouvementé où rien ne s’est passé comme prévu», dépeint Magdalena.

Révolte et pétition en pleine mer

Au deuxième jour, alors que le bateau de MSC Croisières était au Honduras, une annonce a plombé l’ambiance à bord: à cause d’une nouvelle loi de l’administration Trump interdisant aux navires en partance des États-Unis de mouiller dans les eaux des ports cubains, l’itinéraire a dû être changé. «Après deux escales au Mexique, le bateau est reparti en Floride. MSC a proposé une compensation de 200 dollars par cabine. Cette offre ridicule a entraîné une ambiance d’insurrection dans l’Armonia», explique Yvan. L'opérateur explique pour sa part que s'il avait bien eu connaissance des nouvelles directives américaines auparavant, mais que selon les premières informations, elles ne concernaient pas les croisières. De même le calendrier d'application était incertain.

Compensation à la hausse, colère stagnante

En deux heures, une pétition réclamant le remboursement a drainé plus de 500 signatures. Acculés, les responsables de la croisière ont décidé de doubler le bon de compensation. Mais la colère n’a pas faibli. Elle tonne encore sur les réseaux sociaux. S’estimant floués, les touristes ont lancé un groupe Facebook et ont mis un avocat italien sur l’affaire.

* Prénoms d'emprunt