Nyon (VD)

15 octobre 2019 21:39; Act: 15.10.2019 21:39 Print

Ulcérés par la campagne sur les heures d'ouverture

Le comité de la Société industrielle et commerciale a démissionné en bloc. Il déplore les attaques dont il a fait l'objet et le manque de soutien des politiques.

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La bataille pour l'extension des heures d'ouverture des magasins de Nyon est à l'origine de cette décision. (Photo: Google Street View)

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Après le «non» des Nyonnais à l'extension des horaires des commerces le samedi, le comité de la Société industrielle et commerciale (SIC) locale tire la prise. Il remet en bloc sa démission au 31 janvier 2020.

Le 22 septembre dernier, Nyon (VD) refusait à 52% le nouveau règlement qui aurait autorisé les magasins à rester ouverts une heure plus tard le samedi, soit jusqu'à 19h. «Extrêmement déçu», le comité de la SIC a décidé de quitter le bateau, indique-t-il mardi.

Campagne «agressive»

Ses membres ont tous démissionné en raison d'une campagne qu'ils jugent «agressive, dénigrante et mensongère» vis-à-vis du comité et surtout de sa présidente. Ils regrettent également de ne pas avoir été soutenus par la droite, hormis le PLR à cette période. Fort de ce constat, le comité organisera encore le marché de Noël, cherchera des successeurs pour reprendre le flambeau et s'en ira fin janvier.

Il proposera par ailleurs à l'assemblée de la SIC, le 31 octobre prochain, un vote sur le maintien ou non de la CCT avec Unia. En cause: des positions inconciliables, des engagements d'Unia qui n'auraient, selon la SIC, pas été tenus et la difficulté pour certains commerces locaux de respecter les conditions de salaires stipulées dans la CCT.

L'exécutif déplore

La Municipalité prend acte de la démission «avec regret». Dans un communiqué, elle dit perdre un interlocuteur «fiable et de qualité, tant dans sa recherche de solutions pour aider les commerçants (...) que dans sa démarche visant à améliorer les conditions de travail du personnel de vente».

Elle reconnaît une campagne difficile et souligne que la SIC était «moins armée que ses adversaires», rompus à ce genre d'exercice. Et l'exécutif de faire part de sa préoccupation face à la période de transition qui s'annonce.

(ats)