Vaud

09 juillet 2014 12:10; Act: 09.07.2014 13:01 Print

Un enseignant pédophile sera interné

Le Tribunal fédéral a confirmé la condamnation d'un enseignant pédophile, qui avait écopé devant la justice vaudoise, en mars 2013, d'une peine de 9 ans de prison.

Une faute?

Initialement, la peine de l'enseignant pédophile était assortie d'un traitement psychiatrique. Sur recours du Ministère public vaudois, le Tribunal cantonal vaudois avait ordonné l'internement du condamné le 25 juillet 2013 en lieu et place du traitement. Agé aujourd'hui de 60 ans, cet éducateur avait enseigné dans plusieurs pays avant de travailler en Suisse depuis août 2009, où il a été employé par quatre institutions dans le canton de Vaud et à Fribourg.

A plusieurs reprises, lors de cours de guitare, l'enseignant avait abusé de garçons âgés d'une dizaine d'années. Ses victimes étaient des enfants fragiles, présentant des troubles du développement. Il a notamment contraint l'un d'eux à lui faire une fellation puis l'a sodomisé.

Il a également abusé de la même manière d'un autre enfant, à qui il faisait croire qu'il s'agissait d'un jeu et en lui promettant de l'emmener voir un film. A un autre enfant, il avait déclaré qu'il était «mort» s'il parlait des abus à son éducatrice.

Via les réseaux sociaux

Avant son arrestation, en octobre 2011, le pédophile fréquentait assidûment les réseaux sociaux. Son carnet d'adresses a été saisi. Parmi les noms figuraient ceux de dizaines de jeunes garçons de divers pays, dont six enfants de 10 à 13 ans domiciliés à Aigle que l'homme a admis avoir rencontrés alors qu'il résidait dans cette localité.

En dernière instance, le TF confirme sa condamnation à 9 ans de prison pour actes d'ordre sexuel, contrainte sexuelle et pornographie.

Il juge également qu'un internement s'impose. Vu l'inaccessibilité du sexagénaire à toute prise de conscience, même à la suite d'une précédente condamnation, il n'apparaît pas que l'exécution de la peine privative de liberté de 9 ans soit susceptible de supprimer le risque de récidive, relève la Haute Cour. En 1993, le Tribunal de Cayenne, en Guyane, avait déjà condamné ce ressortissant français à deux ans de prison pour attentat à la pudeur.

(ats)