MCVD

28 septembre 2011 05:55; Act: 28.09.2011 07:44 Print

Un parti politique donne la parole à un cochon d’Inde

par Raphaël Pomey - La chasse aux suffrages pour les Chambres fédérales s’accompagne de scènes dignes du Grand-Gingnol.

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Bernard Junod, candidat du MCVD, avec ses mascottes à poil. (Photo: Reb)

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Il se ventait d’avoir perdu trois élections «sérieuses» en parlant de chômage ou d’économie, et d’en avoir gagné 27 autres en faisant «des blagues de cul». L’esprit du défunt politicien français Georges Frêche plane-t-il sur la campagne des élections fédérales? En tout cas, certains partis rivalisent en communication «décalée» pour séduire l’électeur.

Quand l'absurdité frappe

Exemples récents: le placardage, dans le Bas-Valais, de 1000 affiches sur lesquelles Oskar Freysinger se traite lui-même de «débile». Ou les slogans des jeunes PDC, toujours dans le Vieux-Pays, prônant l’auto-justice. L’absurdité frappe aussi le parti vaudois MCVD. Dans un journal envoyé aux ménages du canton il y a quelques jours, l’émanation du MCG d’Eric Stauffer est allé jusqu’à donner la parole à «Denise», le cochon d’Inde d’un candidat au Conseil national, Bernard Junod. «C’était ça ou je ne rejoignais pas le parti», lâche cet enseignant, qui s’était fait remarquer en exhibant à moult reprises le rongeur lors de sa course délirante à l’exécutif de Lausanne, au début de l’année.

Ces absurdités ont-elles une utilité? «Les gens ne vont pas forcément voter pour les partis à cause de ce genre de choses, explique le politologue Oscar Mazzoleni. En revanche, ça peut être efficace au niveau de la formation de l’opinion.» Ce genre de communication est l’apanage de partis à dimension contestataire, de droite ou de gauche. «C’est la conséquence d’une politique qui se fait théâtre».