Vaud

17 août 2011 07:00; Act: 17.08.2011 08:49 Print

Une guerre scolaire couve dans le canton

par Frédéric Nejad - En présentant mardi matin le contre-projet de loi du Conseil d’Etat, Anne-Catherine Lyon a eu des termes virulents contre les auteurs de l’initiative «Ecole 2010».

storybild

La Conseillère d'Etat Anne-Catherine Lyon a fustigé "l'élitisme" et le "mépris" des auteurs de l'initiative. (Photo: keystone)

Une faute?

Lors d’une conférence de presse, mardi, la cheffe du Département de la formation, de la jeunesse et de la culture a tenu à rappeler l’importance de l’enjeu de la prochaine votation: «L’avenir de l’école vaudoise se joue le 4 septembre.»

Mais, avant de développer et d’expliquer la LEO (loi sur l’école obligatoire), la conseillère d’Etat a fustigé «l’élitisme» des auteurs de l’initiative «Ecole 2010», qui «rêvent d’une société hiérarchisée, en conservant trois voies, dont celle de VSO, stigmatisante». Elle les a aussi accusés de «mépriser» les élèves, avec un «débat nocif: je pense que la paix scolaire dérange ces esprits chagrins!»

Députée UDC au Grand Conseil, Fabienne Despot réagit: «Le mépris vient des gens qui refusent une forme de diversité et de sélection. Ce n’est pas en faisant disparaître la VSO au sein d’une nouvelle voie que l’on résout les problèmes, mais en proposant un enseignement de qualité avec du matériel d’enseignement adéquat, et non des ouvrages abscons.»

Quant à Anne-Catherine Lyon, elle a souligné les avantages et les nouveautés de la LEO: plus de temps passé à l’école, plus de place pour le français et les mathématiques, plus de perméabilité entre les voies, plus de clarté pour les parents dans leur relation avec l’école, cinq types de maturités spécialisées, le retour des notes dès la 5e. Et ce projet, que seuls l’UDF et l’UDC rejettent, permet à tous les élèves de parcourir un parcours scolaire jusqu’au bout.