Vaud

19 novembre 2019 14:37; Act: 19.11.2019 15:03 Print

Le canton veut plus de jeunes en apprentissage

Afin d'inciter les jeunes à choisir une formation professionnelle dès la fin de l'école, le Canton de Vaud lance des mesures pour promouvoir l'apprentissage.

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Les jeunes sont seulement 21,6% à choisir la voie professionnelle à la fin de la scolarité obligatoire. (Photo d'illustration) (Photo: Keystone)

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Le Canton de Vaud veut attirer davantage de jeunes vers l'apprentissage. Il lance une série de mesures pour promouvoir cette voie dès l'école obligatoire. Il entend aussi prévenir les échecs et augmenter le nombre de places disponibles.

Vers 15 ou 16 ans, à la fin de la scolarité obligatoire, près de la moitié des jeunes se tournent vers la voie gymnasiale (47,1%). Ils sont 22,5% à choisir une «solution intermédiaire» comme un raccordement ou un Semestre de motivation et seulement 21,6% à opter pour la formation professionnelle. «Ces chiffres doivent nous interpeller», a déclaré mardi la conseillère d'État Cesla Amarelle.

Globalement, le Canton veut éviter qu'un jeune ne se retrouve sans formation à l'âge de 25 ans. Il espère aussi augmenter la proportion (86%) des diplômés de niveau secondaire II, quelle que soit la voie choisie (CFC, maturité, certificat de culture générale...).

D'emblée en apprentissage

Dans le détail, on observe que si seuls 21,6% des jeunes se lancent dans la voie professionnelle à la sortie de l'école, ils sont tout de même 46% à avoir terminé un apprentissage huit ans plus tard.

«Cela veut dire que l'efficience de notre système peut être améliorée. Un jeune pourrait perdre moins de temps et choisir dès le début la voie professionnelle. Et pas seulement après une année de transition ou un échec au gymnase», a relevé la cheffe du Département de la formation, de la jeunesse et de la culture (DFJC).

Renforcer l'attrait de la formation professionnelle

Le Canton a déterminé trois axes d'action pour renverser la tendance: le premier, où l'État dispose d'un fort pouvoir de levier, concerne l'école obligatoire. «Nous voulons renforcer l'attrait de la formation professionnelle et changer la vision qu'en ont les élèves, les enseignants et les parents. Il y a un gros travail à faire, et c'est le plus difficile car il faut infléchir des comportements humains», a relevé Mme Amarelle.

La conseillère d'État insiste: «L'apprentissage peut être un tremplin. On peut aller chercher un CFC, puis une maturité professionnelle pour fréquenter ensuite une Haute École.»

Plus d'information à l'école

Concrètement, sept mesures sont proposées: par exemple, dans les 62 écoles du secondaire 1, des répondants – doyen ou enseignant – informeront les élèves sur le monde du travail, les entretiens d'embauche ou la rédaction d'un CV. L'organisation de stages – qui permet à l'élève de mettre un premier pied en entreprise – sera généralisée et ouverte à la voie prégymnasiale.

Le deuxième axe concerne la prévention des échecs aux examens et des ruptures de contrat d'apprentissage. Le taux d'échec a reculé ces dernières années, mais il atteignait encore 12,6% au CFC en 2018. Surtout, il grimpe à des niveaux élevés dans certains métiers, comme les électriciens ou les horticulteurs.

Apprentis mieux suivis

La solution: un meilleur taux d'encadrement des apprentis. Ce taux était de 1 pour 800 en 2018. Le DFJC vise désormais 1 pour 300. Le DFJC propose aussi davantage d'appui et de coaching pour mieux suivre les apprentis et leur permettre de réussir leurs examens. L'objectif du canton est d'arriver d'ici à une dizaine d'années à 95% de réussite aux examens (85% aujourd'hui).

Enfin, dernier axe, la création de nouvelles places d'apprentissage. Vaud s'est fixé comme objectif d'atteindre mille nouvelles places d'ici à 2022. À mi-parcours, plus de la moitié du chemin (+592 places) est d'ores et déjà accompli. «Et 49% de ces places ont été créées dans le privé, ce qui est une bonne chose», a ajouté Mme Amarelle.

(nxp/ats)

Les commentaires les plus populaires

  • Jean Peuplus le 19.11.2019 15:08 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    A commencer par les profs

    Que certains profs arrêtent de dire à l'école que si les élèves ne travaillent pas bien, ils vont finir en apprentissage!? Et même aux RH de la ville de Lausanne quand des jeunes se présentent pour un apprentissage et que la première chose qui ont leur dit à 15/16ans : mais vous êtes trop jeune! Et ceci venant de personne française qui ont des postes important dans notre administration, mais qui ont l'image de l'apprentissage en France. Certains pays viennent voir en Suisse comment fonctionne la filière de l'apprentissage et chez nous certains employeurs font les mêmes bêtises que la France.

  • ..... le 19.11.2019 15:14 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    .....

    Ils faut donner au jeune aussi la possibilité d'être reçu par les entreprises et avoir des entretiens, et répondre aussi à leurs postulations.

  • Blackberry le 19.11.2019 15:07 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    et comment ?

    oui peut-être... Faut peut-être plus les aider et non tenter de les couler aux examens. Également avoir des enseignants passionnés et non pas des préretraités.

Les derniers commentaires

  • Anonyme le 24.11.2019 03:34 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Bonne blague.

    Faire un apprentissage ? Oui bien sûr mais loin de moi l'idée d'en décourager , je me suis lancée là dedans pour récolter dû méprît, des insulte, salaire pas payer aux bonnes dates ect.. deuxième fois ? On m'a pris pour les fêtes de noël et ensuite ciaoo ! ( une autre fille également. ) a l'heure actuelle j'ai bientôt 10 ans d'expérience, je suis employée à 100% dans le métier de la vente, personne ne m'a réclamer mes papiers. Je trouve que les entreprises formatrice devrait être mieux contrôlé, vu l'es salaire et l'abus de boulo je croix plus à de l'exploitation.. mais c'est mon avis.

  • Patrick Martin le 20.11.2019 18:46 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Ça vaut quoi de nos jours?

    C'est malheureux à dire, mais le CFC Suisse ne vaut plus rien. Il est compliqué à comparer des autres pays Européens et un employeur ne regarde plus ça, les certificats européens et suisses sont mis au même niveau. Pour un peintre, pourquoi faire un CFC alors que beaucoup sont à leur compte sans CFC et un plus le salaire est le même. On voit aussi des annonces qui recherchent des vendeurs vendeuses avec BAC+ et aucun papiers de chez nous est demandés. Suivant les entreprises, les RH viennent de France et ne connaissent pas du tout le CFC Suisse, surtout pour l'horlogerie. Alors pourquoi motiver un jeune? Il y a même certains Suisses qui vont dans un pays de l'est pour y faire des études de médecine, c'est plus simple, on peut redoubler plusieurs fois et une fois le papier en poche il est valable chez nous.

  • Musga le 20.11.2019 10:15 Report dénoncer ce commentaire

    Suisse

    Si vous ête frances ou portugais vous pas bessoin de CFC seul moin pour l'suisse en plus les entranger sons engace de suite.merci suisse

  • Phil le 20.11.2019 08:16 Report dénoncer ce commentaire

    Motivation des patrons plutôt

    Ce n'est pas les jeunes qu'il faut motiver c'est les patrons. A part avoir de la main d'oeuvre bon marché ils n'ont aucune envie de s'investir. Je parle en connaissance deux de mes enfants sont passé par l'apprentissage.

  • Meera le 20.11.2019 08:04 Report dénoncer ce commentaire

    Mme

    Et il faut aider les petites entreprises qui veulent former des apprentis. Au lieu de leur demander toujours plus de paperasse.

    • William le 20.11.2019 17:47 Report dénoncer ce commentaire

      @Meera

      Les petites entreprises forment très bien, ce sont les grandes sociétés avec leurs brigades de chefs et leurs ordres contradictoires qui démotivent nos jeunes, ces derniers finissent par abandonner. Eux, sont blindés pour la paperasse.