Lausanne

23 septembre 2019 18:59; Act: 23.09.2019 18:59 Print

Venice Time Machine: l'EPFL lâchée par l'Italie

Le projet qui consiste à faire parler les documents historiques de Venise à travers les technologies numériques est désormais remis en cause.

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La Venise d'autrefois a pu être représentée de façon numérique grâce aux archives de la ville. (Photo: AFP/Ludovic Marin)

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Les Archives d’Etat de Venise veulent stopper le projet «Venice Time Machine» en suspendant les activités avec l’EPFL. Cela met en péril les fondements mêmes de ce projet européen.

Venice Time Machine, initié en 2013 par l’Université Ca’Foscari, l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) et les Archives d’Etat de Venise, a pour but de permettre, grâce à la numérisation et l’analyse de grandes séries archivistiques anciennes, la reconstruction du développement urbain et social de la Cité des Doges à travers l’histoire.

Une recherche d'envergure

Le projet a déjà permis la numérisation de centaines de milliers de documents datant du XVIe au XIXe siècle, dont l’étude est désormais possible grâce à une série de prototypes de moteurs de recherche utilisant notamment de nouvelles méthodes de reconnaissance des écritures manuelles.

La méthodologie de Venice Time Machine, déjà soutenue par plusieurs projets du Fonds national suisse et un projet européen, s’est aujourd’hui étendue à des dizaines de villes en Europe grâce à un financement de la Commission européenne.

L'EPFL se dit surprise

L’EPFL a appris «avec surprise» la nouvelle de la suspension du projet par le biais du communiqué des Archives d’Etat de Venise sur leur site internet, a-elle indiqué lundi. Ce communiqué a d'ailleurs été envoyé par courriel aux différentes institutions vénitiennes, mais pas à l’EPFL.

Après l’établissement en 2014, d’un cadre général fixant les objectifs de partage des documents et de la recherche, puis d’une collaboration jugée «très positive» avec l’Archive, notamment sous la conduite du directeur Raffaele Santoro, une discussion institutionnelle était en cours pour la formalisation précise du droit de licence des images numérisées, dans le but de leur réutilisation par la communauté de recherche.

Sans une rencontre préalable, le nouveau directeur a décidé de suspendre la discussion. Cette situation met potentiellement en péril plusieurs projets scientifiques en cours et l’accès du grand public aux résultats de cette recherche, selon l'EPFL.

Accès total, libre et gratuit

La haute école lausannoise s’étonne de ce revirement à 180 degrés, préjudiciable à la valorisation de ces archives et alors même que les Archives d’Etat de Venise ont largement bénéficié des fonds investis dans le projet.

Sur le fond, l’EPFL et ses partenaires sont convaincus que la mission institutionnelle des acteurs publics, tels que les universités et les archives, est de prévoir un accès total, libre et gratuit aux sources historiques et aux informations extraites. Cela dans le but de permettre à la communauté internationale des chercheurs de les analyser et d’en tirer les interprétations appropriées au progrès des connaissances.

La haute école et ses partenaires espèrent qu’une convergence sera rapidement possible pour permettre la poursuite de ce projet dont les principes d’ouverture et d’accessibilité pour une libre circulation de la connaissance sont alignés non seulement avec les orientations de l’Europe mais aussi les évolutions récentes de la loi italienne.

(ats)

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Les commentaires les plus populaires

  • Yen Amare le 23.09.2019 19:53 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Accès aux données

    j espère au moins que l Italie ne puisse pas avoir accès aux sources. Trop de projets sont des projets alibis. On profite de fonds et ensuite on s éclipse quand on a récupéré ce que l on voulait...

  • jlc le 23.09.2019 19:39 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    c'est l'Italie...

    Il est plus facile d'arrêter un travail académique sur les archives que l'abordage des paquebots et leurs touristes ! Bon en plus là-bas c'est tous des DOTTORE de si de ça... Alors va savoir si c'est pas un mugissement d'égo devant un projet qui fonctionne ( normal c'est pas dirigé par des italiens et ça marche !)

  • Marc K. le 23.09.2019 21:26 Report dénoncer ce commentaire

    Ah mais on veut se faire de l'argent...

    Encore une fois, une institution qui gère des archives pensent pouvoir avoir des droits sur des documents qui sont dans le domaine publique depuis des centaines d'années. Pathétique. On rappelera que le droit d'auteur protège un auteur et pas une reproduction mécanique.

Les derniers commentaires

  • Ouèsava le 24.09.2019 13:34 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Dommage

    Nouveau directeur. Tout est dit, y compris la valeur du personnage et les critères de sa nomination. Aucune compétence, juste la combinazione et les amici.

  • Jean Marc le 24.09.2019 12:32 Report dénoncer ce commentaire

    Vd-It

    Il me semble que les vaudois ont un problème avec les italiens, ils se sont déjà fait avoir avec une barque à 300000 frs qui peine à flotter.....

  • Orlando Masiello le 24.09.2019 06:49 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Venez en Europe ensuite on discute

    À tout les suisses qui se permettent de critiquer l'Italie sur des simples fait d'articles écrit. Avant de juger quoique se soit étendez les deux sont de cloche. Et comme disait un autre citoyen que vient faire une institution suisse pour des fonds européens. Allez d'abord voter pour entrer en Europe et ensuite seulement vous donnerez un avis, jusque-là rester à écouter, regarder et surtout apprenez. Question d'argent vous êtes loin de donner des conseils. C'est bien vous qui avez donner 63 milliards à UBS, je crois... à non moi aussi ... pauvre moutons que nous sommes.

    • Marc le 24.09.2019 09:20 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @Orlando Masiello

      Les 63 milliards n'ont pas été donnés mais prêtés et ensuite ils ont été rendus avec un bénéfice pour la confédération. Avant de faire la leçon il faudrait déjà savoir de quoi vous parlez ce qui n'est pas le cas, ce commentaire mérite la corbeille à papier.

    • pensif12 le 24.09.2019 09:45 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @Orlando Masiello

      Non, la confédération s'est portée garante pour un prêts de 6 milliards et non donné 63 milliards à l'UBS. Par ailleurs la même année la banque a honoré le prêt et versé 1.2 milliards d'intérêt à la Confédération Suisse. Parallèlement la BNS a transféré gratuitement des actifs de l'UBS définis toxiques dans la société à but spécial SNB Stabfund pour un montant de 38.7 milliards de $ (44 milliards de francs à l'époque). En 2013 l'UBS a signé le contrat pour le rachat des actifs toxiques transférés. Ce rachat a soldé les comptes de la SNB Stabfund avec un bénéfice pour cette dernière. Vous devriez suivre votre conseil, ne pas critiquer sans avoir écouté les 2 son de cloche.

    • Admettre le 24.09.2019 13:05 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @Marc

      En attendant le pays champion des banques aurait vu sa soi disant meilleure banque crevée si à l'instant t on avait pas injecté des millards

    • Refaire le 24.09.2019 13:14 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @pensif12

      Alors si tout est positif comme ça il n'y qu'a recommencer !!!

    • pensif12 le 24.09.2019 14:20 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @Refaire

      Me faire dire ce que je n'ai pas dit est une méthode éculée. Des mesure était nécessaires et ont été prises pour augmenter la solidité des banques. Ce n'est pas encore suffisant et d'autres vont suivre. Quand vous êtes face à un problème de ce type, une analyse dans le but de quantifier les risques est nécessaire. Dans le cas de l'UBS, le Conseil Fédéral ne c'est pas trompé et le sauvetage a rapporté de l'argent. Cela aurait pu être différent et cela aurait coûté plusieurs dizaines de milliards à la Suisse et au suisses.

  • David Bernois le 23.09.2019 21:43 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    PLR/GE

    M. Pierre Maudet le résistant.

    • Katia le 23.09.2019 22:22 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @David Bernois

      A bientôt cher David.

    • Cricri Le Chene le 24.09.2019 09:39 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @David Bernois

      Tu souffre de quoi ?

    • David Bernois le 24.09.2019 09:59 Report dénoncer ce commentaire

      @Cricri

      Je souffre de la maladie d'amour pour mon ami Pierrot.

    • pensif12 le 24.09.2019 10:40 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @David Bernois

      Peut-être que votre ami va bientôt faire son coming out. Je vous souhaite beaucoup de bonheur.

    • Bruno le 24.09.2019 10:40 Report dénoncer ce commentaire

      La colle

      Et l'araldite tient toujours

  • Marc K. le 23.09.2019 21:26 Report dénoncer ce commentaire

    Ah mais on veut se faire de l'argent...

    Encore une fois, une institution qui gère des archives pensent pouvoir avoir des droits sur des documents qui sont dans le domaine publique depuis des centaines d'années. Pathétique. On rappelera que le droit d'auteur protège un auteur et pas une reproduction mécanique.

    • Zorgl le 24.09.2019 06:18 Report dénoncer ce commentaire

      Bein voyons

      Venise, ce sont les plus grandes archives au monde en terme de volume après le Vatican. Bien entendu qu' ils ont des droits vu qu' ils les possèdent. La preuve d' ailleurs par cet article. Je ne le comprend d' ailleurs pas cet article, il n' est pas productif. Il n' aidera pas à renouer le dialogue.

    • Michel-Ange le 24.09.2019 10:08 Report dénoncer ce commentaire

      @Zorgl

      Ils ne les possèdent pas, ces archives sont dans le domaine publique. Ils en sont les dépositaires, les gestionnaires. C'est très différent.

    • Marco le 24.09.2019 12:11 Report dénoncer ce commentaire

      @Michel-Ange

      Oui, mais ça ne change pas le problème. Garder les archives a un coût, c'est comme un musée si tout le monde le voit de manière virtuelle alors il ne vendra plus de billets d'entrée et il y a un manque a gagner. Peut-être que ce projet leur coûte aussi du temps et donc de l'argent. Je ne dis pas qu'ils ont raison mais qu'il y a un aspect financier a ne pas ignorer.