Suisse

25 juin 2019 09:27; Act: 25.06.2019 11:05 Print

Un Tessinois permet l'identification d'explosifs

Un chercheur ayant fait ses études à Lausanne a mis au point une technique de traçabilité des engins explosifs. Un coup de pouce bienvenu à la police.

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Les engins explosifs peuvent être désormais identifiés sur les scènes de crimes ou de délits. (Photo: DR)

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En Suisse et plus largement en Europe, les attentats et attaques de distributeurs automatiques se multiplient. L'usage d'explosifs artisanaux se répand comme une traînée de poudre et les techniques de traçabilité sont souvent dépassées.

Matteo Gallidabino, professeur à la Northumbria University de Newcastle (GB) et Tessinois d'origine, vient de mettre au point une technique d'identification d'engins explosifs. Un complément à sa précédente étude portant sur la détection de résidus de poudre présents sur des armes à feu.

Le coup de pouce à l'investigation

Ce chercheur passionné d'affaires criminelles non résolues a en effet découvert le moyen d'identifier un nombre important de composants chimiques contenus dans les explosifs artisanaux. Une technique attendue par les forces de police puisqu'elles analysent les traces sur un laps de temps très court et permettent de retrouver leur origine.

Une méthode qui améliore sensiblement les techniques de recherche traditionnelles. «Ce projet est très prometteur, affirme Matteo Gallidabino. Nous collaborons notamment avec les laboratoires de la défense britannique et sommes soutenus financièrement par le Fonds National Suisse pour la Recherche Scientifique (FNS)».

Une trouvaille pas à la portée de tous

Seul bémol: pas sûr que tous les laboratoires puissent s'offrir l'instrument pour appliquer cette nouvelle méthode. Le professeur qui a effectué ses onze années d'études à Lausanne l'assure, «dans tous les cas, cela permettra de promouvoir le rôle des sciences forensiques dans l'administration de la justice pénale.»

En attendant la généralisation de sa trouvaille, le Tessinois a obtenu les honneurs de la prestigieuse revue scientifique britannique «Analytica Chimica Acta» la semaine dernière.

(jmu)