Mondial 2018

05 juillet 2018 17:44; Act: 06.07.2018 08:27 Print

Vladimir Petkovic ou la positive attitude

par Claude-Alain Zufferey - Deux jours après l'élimination de la Suisse en 8e de finale face à la Suède (0-1), le sélectionneur national pense à l'avenir.

storybild

EPA

Sur ce sujet
Une faute?

Sur le site internet de l'Association suisse de football, Vladimir Petkovic est revenu sur l'élimination de la Suisse face à la Suède. Une défaite, qui pour lui, ne remet pas en cause le travail effectué. Le sélectionneur reste optimiste et croît en l'avenir de ce groupe. «Nous avons de bonnes bases et de bonnes perspectives», a-t-il commenté. Lorsque on lui fait remarquer le manque d'émotion de son équipe face à la Suède, il répond: «La Suède joue avec son style qui tend à réduire les émotions sur le terrain. Ainsi, lors de cette Coupe du monde, tous leurs adversaires des Scandinaves ont eu des problèmes, y compris les champions du monde allemands. Quant à l'Italie, elle peut se consoler en se disant qu'elle a été éliminée en barrage contre un futur participant aux quarts de finale. Lors des derniers matches, la Suède n'a jamais été une favorite, mais elle a toujours été en mesure d'imposer ses propres forces. On doit le reconnaître et constater que nous n'étions pas assez forts mardi à Saint-Pétersbourg pour réussir à prendre en défaut leur tactique défensive.»

Une réaction d'hommes

Vladimir Petkovic reprend très vite sa positive attitude et n'oublie pas de mettre en avant le parcours de sa formation: «Il ne faut pas sous-estimer nos performances.. Ici, en Russie, nous avons maîtrisé un groupe difficile, sans connaître la défaite, et atteint les 8e de finale. Nous sommes une bonne équipe avec beaucoup de qualités, mais nous ne sommes pas assez bons pour un quart de finale. Il faut dire que la Suisse s'est également relevée après la Coupe du monde 2014 et le Championnat d'Europe 2016, alors que les 8e de finale contre l'Argentine et la Pologne ne s'étaient malheureusement pas bien terminés. Et ce sera également le cas cette fois. Nous continuerons à travailler et à nous développer encore davantage.»

Et comment les joueurs ont-ils réagi en interne? «Après la première vague de grande déception, tout le monde a fait face. Elle a laissé la place à l'analyse et l'autocritique de nos performances. Comme le font les hommes de qualité c'est un signe de classe. Cette défaite ne remet pas en question tout le travail et le développement des années précédentes.»

(nxp)