Interview

12 février 2019 20:48; Act: 12.02.2019 20:48 Print

«Au début, je souhaitais juste décrocher un job»

par Miguel Cid - Keean Johnson joue son tout premier rôle au cinéma dans le blockbuster «Alita: Battle Angel», scénarisé et produit par James Cameron.

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Le comédien a été fasciné par la technologie sur le tournage. (Photo: AFP)

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Danseur à Broadway puis acteur de séries, Keean Johnson fait ses premiers pas sur grand écran sous la houlette de Robert Rodriguez. L'Américain de 23 ans campe Hugo, petit ami du cyborg joué par Rosa Salazar, dans ce film à gros budget.

Qu'est-ce qui vous a séduit dans l'univers de ce film?

Au début, je voulais juste décrocher un job! Cela dit, j'ai apprécié que le scénario ne suive pas une formule connue. Un «James Bond» ou un film des «Avengers» débute par une scène de combat, se poursuit avec des dialogues et se termine par une grosse bagarre. Dans «Alita», il n'y a pas de baston pendant les 15 à 20 premières minutes, puis ça n'arrête plus.

Comment se sont déroulées les auditions?

Lorsqu'on m'a dit que Robert Rodriguez voulait me rencontrer, j'ai flippé car j'étais fan de lui depuis longtemps. Il n'a pas remarqué que j'étais hypernerveux. A la deuxième audition, je me suis senti plus confiant. Ensuite, j'ai rencontré Rosa pour un essai. Il y a tout de suite eu une excellente alchimie entre nous.

Quand avez-vous su que vous aviez obtenu le rôle?

Un mois plus tard, j'ai reçu un e-mail de Robert intitulé «Devine quoi?» Dedans, il y avait juste une photo, tirée du manga, d'Hugo et Alita en train de s'embrasser. Je me suis dit que soit j'avais le rôle, soit c'était la pire plaisanterie qui soit.

Et jouer face à Rosa Salazar en combinaison de capture de mouvements, c’était comment?

Très facile. Tant que je pouvais voir ses yeux, on arrivait à communiquer. J'ai surtout été fasciné par tous les outils et gadgets. Dans une pièce, il y avait cinquante caméras qui enregistraient tous nos mouvements. Et puis, on devait faire des exercices pour que les techniciens puissent nous synchroniser dans nos costumes. C'était très futuriste.