Piratage

05 octobre 2018 21:25; Act: 05.10.2018 21:55 Print

«Deadpool» sur Facebook: trois semaines de prison

Un Californien de 22 ans a été condamné à trois semaines de prison pour avoir partagé une copie piratée du film «Deadpool» sur sa page Facebook.

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(Photo: DR)

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Les contenus partagé sur Facebook ne sont pas si inoffensifs que ça. La preuve par «Deadpool». Ou plutôt une copie piratée du film de Tim Miller, comme l'explique le site torrentfreak.com.

Trevon Franklin, âgé de 22 ans, de Fresno (Californie), en a fait l'amère expérience. Juste après la présentation en première du film dans les salles de cinéma en 2016, il en a partagé une copie piratée sur sa page Facebook au nom de «Tre-Von M. King». Pour être clair: Franklin ne faisait pas partie des personnes qui avaient initialement rendu la copie disponible. Il l'a juste downloadée depuis le site de partage de fichiers Putlocker.is, puis téléchargée sur son compte Facebook. Ce post est devenu viral et a atteint plus de six millions de viewers, attirant l'attention de la Twentieth Century Fox. Et du FBI!

Franklin était une proie facile. Il a été mis en accusation en 2017. Confronté à des moyens de défense limités, il signa un accord quelques mois plus tard, reconnaissant qu'il avait effectivement téléchargé le film piraté. Ce 4 octobre 2018, un tribunal fédéral de Californie l'a condamné à trois semaines de prison.

La bande-annonce de «Deadpool»:

La peine est nettement inférieure à la peine maximale de six mois d'emprisonnement décidée par les procureurs du gouvernement américain le mois précédent. Celui-ci a fait valoir qu'une peine plus sévère avait été infligée au vu de la manière «effrontée et publique» dont Franklin avait enfreint la loi, et à la façon dont il «paraissait ne pas se soucier» des conséquences sur les auteurs du film. Le gouvernement a noté qu'une peine de six mois d'emprisonnement enverrait un message fort aux utilisateurs de Facebook et au grand public, en leur montrant que les conséquences de ce crime sont réelles.

Il semble toutefois que la Cour californienne se soit montrée réceptive à l'argument de la défense de Franklin, selon lequel le jeune homme n'avait aucun casier judiciaire, et regrettait les erreurs commises.

La raison pour laquelle le gouvernement des États-Unis souhaite poursuivre cette affaire n’est pas claire. La violation du droit d'auteur n'est pas vraiment rare sur Facebook. Cependant, il est possible que l'attention des médias et le nombre élevé de viewers aient incité les autorités à vouloir faire un exemple.

(cma)