«Hérédité»

17 juillet 2018 16:18; Act: 17.07.2018 16:18 Print

Le «film horrifique de l’année» laisse froid

par Marine Guillain - «Hérédité» montre une famille en proie à des phénomènes surnaturels et dangereux.

Une faute?

«Épatant d'effroi et de maîtrise», «Le nouvel «Exorciste» des années 2000», «Une vraie claque!»... Voilà les critiques dithyrambiques qui encensent «Hérédité» depuis sa sortie aux Etats-Unis. Des avis qui nous laissent quelque peu perplexes par ici. Dans ce premier long métrage d'Ari Aster, la famille Graham est entre soulagement et désarroi après la mort de la grand-mère Ellen. Ce décès provoque l'éveil de forces obscures et maléfiques contre lesquelles la famille, particulièrement la mère Annie (Toni Collette), va devoir lutter sans relâche.

Mise en scène travaillée, ­effets sonores sophistiqués, éléments du genre horrifique réunis, une Toni Collette au sommet de son art: il y a de bonnes intentions dans «Hérédité», on ne va pas le nier. Malgré ça, rien à faire: la sauce ne prend pas. Impossible d'éprouver une quelconque empathie pour les membres de cette famille maudite, contrairement à celle du récent «Sans un bruit» (avec John Krasinski et Emily Blunt) qui envoûtait dès les premières minutes. Ari Aster prend son temps pour amener ses histoires de spiritisme à dormir debout – et pas si effrayantes en fin de compte – pour ne proposer qu'une trame et une conclusion banales.