Cinéma suisse

24 mars 2017 21:13; Act: 25.03.2017 12:57 Print

«Ma vie de Courgette» élu meilleur film de fiction

Le film d'animation valaisan a reçu le Quartz du meilleur film de fiction. Bruno Ganz a été sacré meilleur acteur 2017.

Sur ce sujet
Une faute?

La 20e édition du Prix du cinéma suisse, vendredi soir à Genève, a couronné «Ma vie de Courgette», du Valaisan Claude Barras. Distingué meilleur long métrage d'animation et meilleure adaptation aux Césars, «Ma vie de Courgette» a reçu trois Quartz. Outre celui de la meilleure fiction, celui de la meilleure musique de film a été remis à la Bernoise Sophie Hunger, qui en est l'auteure. Et le Prix spécial de l'Académie du cinéma suisse est revenu à Marie-Eve Hildbrand pour le casting et la direction d'acteurs.

Ce film d'animation franco-suisse figure dans la catégorie du meilleur film de fiction, car il dure plus de 60 minutes. Il raconte la vie d'un petit garçon surnommé «Courgette» par sa mère alcoolique. Lorsque celle-ci meurt accidentellement, il se retrouve dans un foyer avec d'autres enfants qui apprennent, eux aussi, à faire confiance et à aimer après avoir connu des difficultés.

Deux prix à Bruno Ganz

Le film alémanique «Die göttliche Ordnung» («L'ordre divin») a lui aussi reçu trois Quartz: meilleure actrice à Marie Leuenberger, qui incarne Nora, une jeune Appenzelloise qui s'engage pour le droit de vote des femmes en 1971, et meilleure interprétation dans un second rôle à Rachel Braunschweig. La réalisatrice Petra Volpe a été distinguée pour le scénario.

Bruno Ganz a été récompensé du Quartz du meilleur acteur pour son incarnation d'Arthur Bloch dans «Un Juif pour l'exemple», de Jacob Berger, d'après le roman éponyme de Jacques Chessex. L'acteur de 76 ans était à Genève pour recevoir le Prix d'honneur pour l'ensemble de son oeuvre.

Dans la catégorie des documentaires, «Cahier africain», de Heidi Specogna, a été préféré à «Jean Ziegler, l'optimisme de la volonté», du Genevois Nicolas Wadimoff. Il a aussi été distingué du Prix du meilleur montage, ce qui a valu à Kaya Inan de recevoir cette récompense pour la seconde année de suite.

Prix dédoublé

Pour la première fois, le Prix du meilleur court-métrage a été décerné à deux films. «Bon voyage», de Marc Raymond Wilkins, et «La femme et le TGV», de Timo von Gunten ont obtenu le même nombre de voix des membres de l'académie. Le Prix du meilleur film de diplôme a distingué «Digital Immigrants», de Norbert Kottmann et Dennis Stauffer.

Le Quartz de la meilleure photographie est revenu à Simon Guy Fässler pour «Aloys», unique récompense pour un film qui était nominé dans quatre catégories. Quant à celui du meilleur film d'animation, il a été remis à «Au revoir Balthazar», de Rafael Sommerhalder.

Depuis 2013, la cérémonie des Prix du cinéma suisse a lieu en alternance à Genève et à Zurich. Cette 20e édition s'est déroulée au Bâtiment des forces motrices de la cité de Calvin.

(nxp/ats)