«Or noir»

06 décembre 2011 17:13; Act: 06.12.2011 17:02 Print

«Or noir» s’enlise dans l’ennui

par Fred Ferrari - Jean-Jacques Annaud ne manque pas d’ambition, mais son nouveau film, lui, manque de souffle.

«Or noir» nous entraîne dans une grande fresque entre désert, princes arabes, révolte et exotisme.
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Pour sceller la paix entre leurs tribus, les émirs Nessib (Antonio Banderas) et Amar (Mark Strong) ont trouvé une astuce: le premier a adopté Auda, fils d’Amar (Tahar Rahim), en échange du respect d’une zone de no man’s land. Quand il s’avère que ladite zone regorge de pétrole, Nessib cherche à détourner l’accord à son avantage. Mais Auda ne l’entend pas de cette oreille...

Décorum envahissant

Jean-Jacques Annaud filme des paysages grandioses et accumule les accessoires exotiques. Il met en évidence la structure tribale des peuples de la région et le bouleversement dû au pétrole. Il cerne de khol le regard de Tahar Rahim. N’empêche: on ne croit pas une minute à «Or noir». Pire: on a sans cesse envie de secouer le dattier pour qu’il en tombe des perles. A la longue (129 minutes tout de même), c’en devient rageant.