«Largo Winch»

16 décembre 2008 22:45; Act: 16.12.2008 19:33 Print

«Qu’est-ce que je suis exactement?

par Winnie Covo - Entretien avec Tomer Sisley, ex-comique réincarné en Largo Winch.

Une faute?

– 20 Minutes. Comment avez-vous réagi quand on vous a demandé de jouer un grand type baraqué, châtain, à la mâchoire carrée?

– Tomer Sisley. J’étais aux anges! Je le voulais ce rôle. Je n’avais que faire de l’aspect physique du mec dans la bande dessinée.

– Vous dites vous rapprocher de Largo pour son côté «éternel gamin déraciné». Explications?

– Je suis né en Allemagne de parents israéliens, d’origine russe et yéménite. Je suis arrivé en France à 9 ans et j’ai intégré une école américaine. Qu’est-ce que je suis exactement? Je ne saurais vous le dire. Je ne saurais pas vous dire où est ma patrie, où c’est chez moi. Mais c’est vrai que ceux qui me connaissent un peu disent que je suis un gamin!

– Il faut s’attendre à une suite, paraît-il...

– Cela a été annoncé peut-être un petit peu trop vite. Cela va dépendre du succès de «Largo Winch». Il y a effectivement des gens qui travaillent sur le deuxième volet. Au cas où l’on déciderait de se lancer, il faudrait qu’on soit prêts à le faire maintenant. Mais ça ne veut pas dire qu’on le fera. Vraiment, je suis très sincère. Ce n’est pas gagné d’avance.

– Les films d’action français peuvent-ils rivaliser avec Hollywood, selon vous?

– Le but n’était pas de rivaliser avec quoi que ce soit. La seule référence qu’on avait sur «Largo», c’était les rêves qu’on avait dans la tête. Quand on a montré le film aux Américains, ils nous ont dit que, pour eux, c’était un film à 70, voire à 100 millions de dollars (82 ou 117 millions de francs suisses). Or il nous a coûté 24 millions d’euros (37,8 millions de francs suisses). Ça veut tout simplement dire que c’est tout sauf un film «ricain», c’est quelque chose qu’il ne savent pas faire.

– Etes-vous tenté par une carrière hollywoodienne?

– Je ne sais pas, mais il y a des gens là-bas qui s’intéressent à moi, et si la question c’est: «Est-ce que c’est agréable?» Oui, c’est très agréable! Il y a des choses très concrètes, mais absolument rien de signé.