«Terminator: Dark Tale»

23 octobre 2019 06:04; Act: 23.10.2019 06:04 Print

Ça grippe méchamment entre femmes et machines

par Catherine Magnin - Trente-cinq ans après ses débuts, la saga «Terminator» se décline en un 6e volet qui patine sec.

Sur ce sujet
Une faute?

L'avantage du principe scénaristique qui régit la saga, à savoir que le récit peut être réécrit sans cesse sous prétexte de paradoxes temporels, c'est que l'histoire est sans fin. L'inconvénient, c'est qu'elle encourt le risque de se répéter. C'est exactement ce qui se passe dans ce «Dark Fate». L'avènement d'un casting majoritairement féminin cache mal une impression de déjà-vu.

Ainsi, de nos jours, une résistante venue du futur (Mackenzie Davis, avec un air de Daryl Hannah dans «Blade Runner» et un peu des surhumaines fragiles chères à Luc Besson) vole au secours d'une quidam (Natalia Reyes, une quasi inconnue) qui ne sait pas à quel point l'avenir de l'’humanité dépend d'elle. L'intervention de la vétérane Sarah Connor (Linda Hamilton en personne) ne sera pas de trop pour les aider à venir à bout d'un Rev-9 superpuissant et très buté (Gabriel Luna).

Et c'est parti pour une course-poursuite effrénée, ponctuée de flashbacks avec lifting de Linda Hamilton (63 ans) et Schwarzenegger (72 ans). Ajoutez du morphing à gogo pour donner plus de jus au nouveau méchant, sans oublier le point final à l'entreprise d'humanisation de Terminator… Mais même les deux piques d'humour distillées sur les plus de deux heures du film ne suffisent pas à faire tourner la machine. À moins que le spectateur y aille de sa dose immodérée d'huile de bonne volonté et de sympathie irraisonnée pour Schwarzinator...