Berlinale

14 février 2019 07:23; Act: 14.02.2019 07:23 Print

Agnès Varda: «Je me prépare à dire au revoir»

La cinéaste, âgée de 90 ans, a présenté son documentaire «Varda par Agnès» à la Berlinale. Un documentaire qui revient sur 60 ans de carrière.

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Le réalisateur israélien Nadav Lapid a reçu l'Ours d'or du meilleur film, pour «Synonymes». (Dimanche 17 février 2019) Le réalisateur français François Ozon avec le prix du jury pour «Grâce à Dieu». (Dimanche 17 février 2019) L'acteur chinois Wang Jingchun et l'actrice chinoise Yong Mei posent avec leurs Ours d'argent de meilleur acteur et meilleure actrice pour leur rôle dans «So Long, my son». (Dimanche 17 février 2019) Juliette Binoche remet l'Ours d'or à l'Israélien pour son film «Synonymes». (Samedi 16 février 2019) Le réalisateur français a été honoré avec le prix du jury pour «Grâce à Dieu». (Samedi 16 février 2019) L'Allemande , tout à la joie d'avoir été sacrée meilleure réalisatrice pour «I was at home, but». (Samedi 16 février 2019) Double consécration pour «So Long, my son»: l'actrice chinoise est récompensée comme meilleure actrice. (Samedi 16 février 2019) a reçu un Ours d'argent sacrant le meilleur acteur pour son rôle dans «So Long, my son» de Di Jiu Tian Chang. (Samedi 16 février 2019) L'Ours d'or sera décerné samedi soir par le jury de la Berlinale. (Samedi 16 février 2019) Agnès Varda est venue présenter son nouveau documentaire à la Berline ce mercredi 13 février. Le réalisateur français François Ozon a bousculé la Berlinale jeudi soir avec un film sur la pédophilie dans l'Eglise. (Jeudi 7 février 2019) La Berlinale a débuté ce jeudi 7 février 2019. Juliette Binoche a lancé ce jeudi les festivités de la Berlinale qui fait cette année la part belle aux femmes. (7 février 2019) Pheline Rogganattends. (Berlinale 2019) Toni Garrn. (Berlinale 2019) L'acteur britannique Bill Nighy. (Berlinale 2019) L'acteur français Tahir Rahim. (Berlinale 2019) Birgit Minichmayr. (Berlinale 2019) Heike Makatsch. (Berlinale 2019) L'actrice américaine Zoe Kazan. (Berlinale 2019) L'actrice britannique Andrea Riseborough. (Berlinale 2019) L'acteur américain Caleb Landry Jones. (Berlinale 2019) L'actrice allemande Anke Engelke embrasse le directeur de la Berlinale Anke Engelke . (7 février 2019) L'actrice américaine Andie MacDowell entourée des actrices Iris Berben (gauche) et Heike Makatsch. (Berlinale 2019) Paula Beer. (Berline 2019)

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La cinéaste de la Nouvelle vague Agnès Varda, 90 ans, a indiqué mercredi qu'elle «ralentissait» et «se préparait à dire au revoir», lors du festival du film de Berlin où elle présentait son nouveau documentaire, «Varda par Agnès».

«Je devrais arrêter de parler de moi, et voilà, je dois me préparer à dire au revoir, à partir», a indiqué Agnès Varda, lors d'une conférence de presse.

«Il s'agit juste de ralentir pour trouver la paix nécessaire», a ajouté la cinéaste française, interrogée pour savoir si elle faisait ses adieux avec ce film.

Dans ce documentaire en deux parties sous forme de leçon de cinéma, qui sera diffusé le 18 mars sur la chaîne de télévision Arte en France, Agnès Varda revient sur sa carrière de plus de 60 ans.

Une femme pionnière

Elle parle de ses inspirations et de son travail, au 20e siècle dans le premier volet, puis à partir des années 2000 dans le second, période où elle s'est davantage tournée vers le documentaire et les arts visuels.

«J'ai fait beaucoup de conférences partout, dans des universités, des écoles de cinéma, toutes sortes d'endroits, des festivals, même des petits ciné-clubs. Et je me suis dit que je devrais faire maintenant un film qui soit comme une conférence», a-t-elle expliqué.

Ce film est «une façon de dire au revoir, parce que je ne veux plus parler de mes films», a ajouté la réalisatrice, précisant que «maintenant, elle n'accepterait plus de faire des conférences» ou de «donner des interviews en tête-à-tête».

Agnès Varda, femme pionnière pour son époque, est revenue par ailleurs sur ses débuts comme réalisatrice en 1954 avec son premier long métrage de fiction «La Pointe courte».

«Il y avait très peu de femmes réalisatrices», a-t-elle rappelé. Mais «quand j'ai fait ce film, ce qui m'intéressait, ce n'était pas de dire Je suis une femme réalisatrice , c'était de faire un film radical», a-t-elle observé.

«Un peu trop chic cinéma»

«Aujourd'hui, c'est très important que les femmes peu à peu non seulement soient réalisatrices, mais cheffes opératrices, mixeuses, ingénieures du son, monteuses... Les femmes ont conquis peu à peu le domaine du cinéma», s'est-elle félicitée.

La réalisatrice de «Cléo de 5 à 7», qui a mené avec l'actrice Cate Blanchett une marche des femmes pour l'égalité au dernier Festival de Cannes, s'est estimée cependant «à moitié contente» de cette opération, qu'elle a trouvée «un peu trop chic cinéma».

«C'était des belles femmes sur des beaux escaliers avec des belles robes», a-t-elle dit.

«Et c'est moins efficace quelquefois qu'une marche dans la rue ou une réunion».

(nxp/afp)