«Aladdin»

22 mai 2019 09:02; Act: 22.05.2019 10:09 Print

C'est bleu, c'est fastueux, c'est de la poudre aux yeux

par Catherine Magnin - Les studios Disney n’en finissent pas d’adapter en prise de vues réelles les dessins animés de leur catalogue.

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Il y a eu «Dumbo», «La Belle et la Bête» et «Le Livre de la jungle», récemment. Et bientôt viendront «Le Roi Lion», «Mulan», voire «Merlin l’enchanteur». En attendant, c’est au tour d’«Aladdin», 40e long métrage d’animation des studios Disney sorti en 1992, de passer à la moulinette du remake en chair et en os.

On ne vous fera pas l’affront de vous raconter pour la 1001e fois l’histoire du voleur (Mena Massoud) qu’un génie (Will Smith) sorti d’une lampe magique aidera à séduire la belle princesse Jasmine (Naomi Scott). Tout comme on ne snobera pas le plaisir de se laisser narrer, encore et encore, la même histoire. C’est ce qui fait le sel des contes, non?

Revoyez l'interview de Naomi Scott, la Jasmine d'Aladdin:


Que ceux pour qui il est impensable qu’un génie ne soit pas aussi bleu que celui dessiné par John Musker et Ron Clements se réjouissent. Comme ceux que les miséreuses versions françaises avec Kev Adams ont consternés: «Aladdin» 2019 respecte les uns et rachètera les autres grâce à ses moyens. La superproduction américaine déborde d’effets spéciaux, dans les panoramas comme les petits détails.

Mais le semblant de comédie musicale (les airs entonnés par Aladdin et Jasmine) ne semble là que pour justifier les numéros d’esbroufe choréographico-vocale de Will le génie. Qui a beau faire mine de s’excuser de ses excès avec autodérision, n’en insiste pas moins. On les aime bien, ce génie, cet Aladdin. Mais trop, c’est trop.