«Fighter»

08 mars 2011 16:46; Act: 08.03.2011 16:51 Print

Chez les Ward, on a la boxe dans le sang

par Fred Ferrari - Sur le thème rebattu de la déchéance et de la rédemption, David O. Russell réalise un film coup de poing.

Une faute?

Le héros de «Fighter» s’appelle Mickey (Mark Wahlberg); il est boxeur et plutôt réservé. Son frère Dicky (Christian Bale) lui vole sans cesse la vedette, exploitant à fond le souvenir d’une gloire éphémère due à une victoire autrefois contre une grosse pointure.
Et tant pis si, depuis, il a sombré dans la drogue. Bref, avoir un frère comme Dicky n’est pas une sinécure. Avoir une mère comme Alice (Melissa Leo) non plus, d’ailleurs, car elle prétend régner sans partage sur la carrière de son fils cadet. Et sur ses petites amies. Cette famille de grands fêlés, n’importe quel boxeur ambitieux l’enverrait promener. Mickey, lui, n’en a pas le cœur. L’avenir lui donnera-t-il tort ou raison?

Des combats un peu mou

Adapté de l’histoire vraie des frères Ward, «Fighter» donne l’impression d’être une véritable cocotte-minute. Chaque personnage est soumis à une formidable pression psychologique, et ceux qui auraient la puissance suffisante pour tout casser serrent les dents et les poings pour ne pas exploser. Du coup, on aurait aimé que la caméra de David O. Russell, dont c’est le premier film, ait davantage de puissance dans les séquences de combat.

Christian Bale au top

A cette réserve près, «Fighter» restera comme un écrin pour le talent de Christian Bale, plus émacié que jamais (plutôt maigre de constitution, il avait déjà beaucoup perdu de poids pour «The Machinist»), mais dont la performance va bien au-delà de cette transformation physique.