«Jusqu'ici tout va bien»

27 février 2019 12:49; Act: 27.02.2019 12:49 Print

Choc des cultures entre bobos et banlieusards

par Marine Guillain - Le réalisateur Mohamed Hamidi tente une nouvelle fois de mettre à terre les préjugés dans «Jusqu'ici tout va bien».

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Fred (Gilles Lellouche) dirige sa petite agence de com parisienne avec panache, sans se douter de ce qui va lui tomber dessus. Après un contrôle fiscal, le bonhomme en costard n'a d'autre choix que de délocaliser son entreprise du jour au lendemain à La Courneuve, banlieue parisienne à la réputation sulfureuse. Pire: il doit engager quatre personnes habitant la commune, projet d'intégration oblige.

Fred tombe sur Samy (Ma­lik Bentalha), un maître-chien qui a peur... des chiens. Le jeune homme se propose de jouer au guide pour le patron et ses salariés. Il leur enseigne alors les comportements à adopter pour survivre dans cet environnement hostile, comme la manière de ­parler ou de saluer quelqu'un, la façon de marcher, etc.

Le petit numéro de Malik Bentalha, incapable de sortir de son rôle de guignol trouillard, fait craindre le pire. Tout comme Anne-Élisabeth Blateau (la rouquine de «Scènes de ménage»), dont le personnage est aussi cruche qu'agaçant. La suite des événements se laisse regarder. Bien sûr, «Jusqu'ici tout va bien» est bourré de bons sentiments. Et il fonce droit dans les clichés qu'il voudrait justement éviter. Mohamed Hamidi ne se plante pas complètement dans sa ­réalisation, mais on en attendait mieux du réalisateur de «La vache», vrai feel-good ­movie devant lequel on avait beaucoup rigolé.