Tournage

13 novembre 2019 17:44; Act: 13.11.2019 22:27 Print

Clébards sauvés par le septième art

par Catherine Magnin - Dans la version de «La Belle et le clochard» en prises de vue réelles, les chiens ne sont pas qu'en pixels. Ils sortent... de la fourrière!

Sur ce sujet
Une faute?

Dans la valse des remakes de ses dessins animés classiques, Disney a souvent usé (et abusé) d'effets numériques. «Le Roi Lion», «Aladdin», «Dumbo», «Le livre de la jungle»... Or, pour «La Belle et le clochard», ce sont bien de vrais chiens qui ont servi de base aux animaux du film. Et des chiens qui ont du vécu! En effet, une bonne partie des vedettes canines proviennent directement de refuges où elles avaient échoué après avoir été abandonnées par leurs propriétaires.

Monte, le clochard, a échappé de peu à l'euthanasie après avoir séjourné dans un chenil au Nouveau-Mexique. Heureusement, une association l'a recueilli, et la photo du jeune chien, âgé alors de 8 mois, a attiré l'attention d'un dresseur, Mark Forbes, qui recherchait des animaux pour la production de la version live de «La belle et le clochard» (dont l'original date de 1955). Rose, le cocker anglais qui incarne Belle, vient d'un refuge d'Utah.

Quatre mois de dressage

«Rien ne peut remplacer l'émotion dans les yeux d'un vrai chien», a déclaré le producteur Brigham Taylor au magazine People. S'ensuivirent donc quatre mois de dressage pour les besoins du tournage de «La belle et le clochard», qui sortira en France en mars 2020 sur la plateforme Disney+. Évidemment, le plus agile des chiens ne peut pas accomplir tout ce qu'on voit dans le film, surtout sans risque de se blesser (et mourir sur le tournage qui vous a sauvé de l'euthanasie, ce serait pathétique!), si bien que le recours au effets spéciaux numériques est bien présent dans le film de Charlie Bean. Par contre, ce sont de vrais humains qui jouent leurs maîtres, Tessa Thompson et Justin Theroux.

Comme le rappelle allocine.fr, le phénomène n'est pas inédit: Higgins, le héros de «Benji» (1974), était aussi un chien abandonné. Comme le bouvier australien sauvé de l'euthanasie par George Miller qui le repéra pour en faire le compagnon de Mel Gibson dans «Mad Max 2» en 1981.