Festival de Cannes

14 mai 2019 06:45; Act: 14.05.2019 06:45 Print

Et si tout partait en vrille?

par Laurent Vidal - «20 minutes» a imaginé les craintes qui doivent tenailler les organisateurs.

storybild

Maître de cérémonie, Édouard Baer a tout intérêt à se pointer à Cannes. (Photo: AFP/Alberto Pizzoli)

Sur ce sujet
Une faute?

Cannes, ça commence ce soir. Tout est prêt pour accueillir les festivaliers. Robes de soirée et smokings n’attendent plus que d’être enfilés. Le discours d’Édouard Baer, maître de cérémonie, a été validé. Mais un grain de sable peut toujours venir gripper la machine. Imaginons un seul instant que le comédien reste coincé à Paris, où il joue «Les élucubrations d’un homme soudain frappé par la grâce». Retenu par ses fans au théâtre, il ne pourrait tout bonnement pas être là. La panique s’abattrait sur la Croisette: il faudrait tout faire pour sauver le soldat Édouard, faute de quoi on se retrouverait sans présentateur. Les organisateurs seraient alors obligés d’affréter un hélicoptère pour aller le sortir de là discrètement. Mais il n’y a pas que cette hypothèse qui peut inquiéter. On craint aussi que...

... les zombies débarquent

Quel désordre de voir les morts-vivants de «The Dead Don’t Die», le film d’ouverture signé Jim Jarmusch, sortir de leur écran pour dévorer les invités endimanchés! Pas certain que les monstres auront pensé à se mettre en tenue de soirée. Pour un festival de cette envergure, cela ferait tout de même tache sans les nœuds pap!

... la révolution éclate

Des «Gilets jaunes» sur le tapis rouge, pas sûr que ça plaise. Il ne manquerait plus que ces excités viennent faire griller des merguez devant le Palais des festivals en criant «Macron démission!». Cela fait plus peur que les zombies, car leur invasion est nettement plus probable. Si encore les révolutionnaires pouvaient coudre des paillettes dorées sur leurs gilets...

... les films soient nuls

Panique. Et s’ils s’étaient trompés? C’est sans doute ce que se demandent les sélectionneurs avant le début de la manifestation. Les festivaliers feraient du scandale. Ce serait la fin du festival. Ils ont beau se rassurer en repassant dans leur tête les meilleurs moments des meilleurs films, le doute les envahit, la sueur coule dans leur dos. Il leur faudra attendre le 25 mai pour être rassurés.

... la pluie s’invite

La seule chose contre laquelle on ne peut vraiment rien faire est aussi l’une des pires terreurs des organisateurs. Pour peu qu’il y ait un peu de vent, elle tombe à l’horizontale et il n’y a plus aucun moyen de s’abriter. Les dames se transforment en serpillères et le tapis rouge fait «sprotch» à chaque pas. Vite, un sorcier et ses incantations pour attirer le soleil!