«First Man»

16 octobre 2018 17:42; Act: 16.10.2018 17:42 Print

Ryan Gosling manque de décrocher la lune

par Catherine Magnin - Dans «First Man», de Damien Chazelle», le comédien incarne Neil Armstrong.

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Etats-Unis, années 1960. La conquête de l'espace bat son plein. Sans cesse devancés par les Soviétiques, les Ricains passent la vitesse supérieure. Ils propulsent Neil Armstrong (Ryan Gosling, aussi expressif qu'un boulon) au rang de premier homme à poser le pied sur la Lune.

Voilà l'histoire que raconte «First Man», à la manière d'un livre qu'on feuillette sans que cela nous emballe. Ne dites pas que la cause en est un dénouement connu: cela n'avait pas empêché Ron Howard de nous scotcher avec «Apollo 13». Certes, Damien Chazelle («Whiplash», «La La Land») connaît son métier. Il n'y a pas de fausse note dans sa mise en scène, et une exploitation assez habile d'une caméra mouvante, des clins d'oeil mesurés aux classiques, petite valse pour vaisseau en orbite, plan quasi copié-collé de «L'étoffe des héros».

Mais le scénario, qui embrasse beaucoup de thèmes (le deuil par Armstrong de sa fillette en bas âge) reste finalement à la surface de beaucoup d'autres. Comme les relations du héros avec les autres pilotes, dont certains ont péri ou qui ont parfois été écartés à son profit. «First Man», première biographie filmée du célèbre astronaute, s'arrête à son premier pas sur la Lune, une séquence magnifique (et qui évite le patriotisme au point d'oser ne pas filmer le drapeau américain). Mais qui racontera les lendemains, moins connus?