«La famille Addams»

03 décembre 2019 17:41; Act: 03.12.2019 17:41 Print

Ils sont différents et c'est pour ça qu'ils sont si cool

par Marine Guillain - La famille Addams, toujours aussi freak et sympathique, revient hanter l’écran.

Une faute?

Elle avance dans le cimetière, un bouquet de tiges sans fleurs à la main. Lui appelle la Chose –une main coupée qui bouge toute seule– pour qu'elle apporte l'alliance. Ce mariage, c'en est trop pour les villageois: ils chassent les jeunes époux. Morticia (voix de Mélanie Bernier) et Gomez (voix de Kev Adams) se réfugient dans un manoir hanté suffisamment «horrible» et «atroce» pour qu'ils s'y sentent chez eux!

Treize ans plus tard, ils vivent retranchés dans leur demeure avec leurs deux enfants: Pugsley fabrique des explosifs au lieu de s'entraîner à l’épée et Mercredi, mythique en pleine crise d'ado, revient de l'école avec une barrette licorne à paillettes... Imaginez le drame! La famille se confronte alors à Margaux, une «blonde en caoutchouc» qui veut rénover le manoir Addams: il détonne dans le paysage idyllique des villas qu'elle doit vendre.

«La famille Addams», c'était d'abord les dessins de Charles Addams publiés à la fin des années 1930 dans «The New Yorker», puis une série TV en noir-blanc (1960) et un long métrage (1990). Les antihéros du film d'animation font indéniablement penser à «Shrek» ou à Gru de «Moi, moche et méchant», qui prônent la différence face à la norme aseptisée. Quel choc quand les voisins des Addams chantent «Il faut tous être pareils pour être heureux»! Le scénario ne casse pas des briques, on voit vite le message venir, mais le divertissement reste sympathique.