«Dark Shadows»

08 mai 2012 17:00; Act: 08.05.2012 15:21 Print

Johnny Depp, fidèle à mort

par Fred Ferrari - L’acteur américain se donne à fond dans les films qui lui tiennent à cœur. C’est le cas du nouveau Tim Burton, «Dark Shadows».

Johnny Depp a pris manifestement plaisir à incarner un vampire gothique propulsé dans les seventies.
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Peu lui chaut le succès potentiel d’un film: quand Johnny Depp s’engage dans une amitié, il n’en démord pas. C’est valable pour celle qui le liait à l’écrivain Hunter S. Thompson et qui le fit se battre pour adapter à l’écran «Rhum Express» (voir encadré ci-contre). Un flop au box-office et une sortie directe en DVD chez nous.
La prise de risque n’était évidemment pas comparable quand Depp a accepté de collaborer pour la 8e fois avec Tim Burton. D’autant que le réalisateur lui a réservé dans «Dark Shadows» un rôle haut en couleur: celui de Barnabas, transformé en vampire par une amoureuse éconduite (la très sulfureuse Eva Green) à la fin du XVIIIe siècle. Libéré de son cercueil en 1976, Barny découvre avec horreur ce qu’est devenue sa famille, et que son ennemie règne toujours sur la région...

Bon pour les yeux

En livrant une interprétation plus décalée que jamais, dans la lignée de celle du Capitaine Jack Sparrow dans «Pirates des Caraïbes», Johnny Depp s’inscrit à merveille dans ce conte à la fois romantique, gothique et comique typiquement burtonnien.
Ce mélange audacieux entre «La famille Addams» (pour une parentèle déjantée emmenée par Michelle Pfeiffer), «Edward aux mains d’argent» (pour l’ambiance seventies) et «Les Visiteurs» (pour le choc des époques) est une démonstration du savoir-faire visuel du réalisateur, largement au-dessus de la moyenne. On n’en regrette que davantage un scénario irrégulier dont le panache retombe au fil des minutes.