«Lone Ranger»

06 août 2013 17:00; Act: 06.08.2013 15:36 Print

Le Comanche et le shérif, un duo qui prend l’eau

par Catherine Magnin - Gore Verbinski applique au western la même recette qu’au film de pirates.

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En voyant débouler le duo Gore Verbinski (derrière la caméra) et Johnny Depp ­(devant), on pensait que «Lone Ranger» allait déferler sur le box-office comme jadis la saga «Pirates des Caraïbes». Eh bien non. Le film n’est même pas encore entré dans ses 215 millions de dollars de budget.

Il faut dire que cette histoire d’un Indien qui fait équipe avec un justicier masqué applique la recette des «Pirates», en changeant juste le décor. En gros, on plante un corbeau sur la tête de Depp, on fait dégouliner son khol en peinture de guerre comanche, et on le lâche dans un Far West dont on passe en revue les clichés: plaines, attaques de trains, saloons (mais pas de squaws).

L'esprit cartoon

«Lone Ranger» pratique le même humour burlesque que «Pirates» et la même surenchère dans la mise en scène.
Ça nous vaut des tours de force visuels (le train fou de la séquence finale) qui renvoient autant au cartoon qu’au western, mais qui ne riment finalement à rien. Pour la relecture politique du genre, prière de retourner voir «Django Unchained».