«Sucker Punch»

29 mars 2011 16:20; Act: 29.03.2011 17:29 Print

Le grain de folie de Zack Snyder

par Fred Ferrari - Pour illustrer le premier scénario de son cru, le réalisateur de «300» nous bombarde d’effets spéciaux.

Une faute?

Internée de force dans un asile de fous, Baby Doll pense s’en échapper via des univers parallèles. Après une scène d’ouverture virevoltante, quasi muette et abusant de ralentis, «Sucker Punch» enchaîne des «trips» qui ressemblent méchamment à des niveaux de jeu vidéo: un guide explique la mission à accomplir, les instruments à disposition, le gain espéré. Seul change le décor, du Japon médiéval à un futur peuplé de robots, en passant par les tranchées de la Première Guerre mondiale.

Une intrigue tordue

Le scénario veut nous faire croire que tout cela tient dans la seconde qui précède la lobotomie de Baby Doll. Une mise en abyme plus astucieuse que vertigineuse, qui ne compense pas le sentiment de déjà-vu qui domine «Sucker Punch». Un peu de «L’armée des douze singes», un peu de «Showgirls», de mangas, de «Matrix», j’en passe et des litanies.
Avec ou sans effets spéciaux, ça vous en fiche plein les yeux, mais ne va jamais au cœur. On se désintéresse du sort de ces poupées de chiffons. Et les amateurs de jupettes seront frustrés de ne jamais voir la fameuse danse qui permet à Baby Doll de distraire ses geôliers et de plonger dans les univers virtuels. Mais ils n’en mourront pas.