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12 février 2020 08:43; Act: 12.02.2020 08:43 Print

Les sorties ciné du 12 février 2020, c'est par ici!

par Marine Guillain - Découvrez les critiques et bandes-annonces des nouveaux films à l'écran cette semaine.

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«Fantasy Island», «Sonic le film» et «Le prince oublié» (Photo: dr)

Sur ce sujet
Une faute?

«Fantasy Island», de Jeff Wadlow

Si vous pouviez réaliser le fantasme de votre choix, que choisiriez-vous? La série télé «L'île fantastique» est adaptée pour le grand écran par le réalisateur d'«Action ou vérité» en mode cauchemardesque. Lisez notre critique en cliquant ici.

«Le prince oublié», de Michel Hazanavicius

Dans «Le prince oublié», Omar Sy tente de garder une place de choix dans la vie de sa fille qui grandit. Pour la critique, c'est par ici.

«Sonic le film», de Jeff Fowler

OK, on a compris: Sonic est superrapide et il est seul, sans amis. Cela sera tartiné et retartiné pendant 1h30 dans l'inutile «Sonic, le film». Venu d'une autre planète, le hérisson bleu vit caché sur Terre, pour se protéger. Un jour, il crée une monstre coupure de courant en s'énervant. Les chefs d'État font alors appel au DrRobotnik (Jim Carrey, pitoyable), un cinglé qui se met à la poursuite du petit alien. Parallèlement, ce dernier sympathise avec un flic, Tom (James Marsden), qui va l'aider à retrouver ses anneaux pour fuir sur une autre planète. En résumé, «Sonic» est laid (même si le premier design du héros de jeu vidéo, modifié après une salve de critiques, était pire), bavard et fatigant. L'actrice Tika Sumpter («Gosspi Girl») n'a d'autre fonction que celle de faire-valoir, bref, vous pouvez passer votre chemin sans craindre de le regretter *

«#JeSuisLà», d'Eric Lartigau

Stéphane (Alain Chabat) ne voit ni n'entend plus ce qu'il se passe autour de lui: il est collé à son téléphone, à chatter sur Instagram avec Soo, mystérieuse Coréenne. Et s'il était temps de suivre son instinct? Le chef cuistot plaque tout, débarque à Séoul du jour au lendemain... et attend Soo. En vain. Persuadé qu'elle va venir, Stéphane prend racine à l'aéroport et devient une star internationale à force de posts quelconques sur les réseaux. Avec «#JeSuisLà», Éric Lartigau («La famille Bélier») se rit de ces nobodies starisés en un jour et tisse une bonne analyse de l'impact des technologies sur notre fonctionnement, nos relations. Il expose l'opposition des points de vue et amène la notion de «nunchi», mot coréen qui réfère à la capacité de décoder les émotions de l'autre. Le souci, c'est qu'on s'ennuie à peu près autant que Stéphane dans cet aéroport, et le voir si passif agace fortement. De plus, «#JeSuisLà» a un train de retard et semble déjà passé de mode. **

«Un divan à Tunis», de Manele Labidi

Psychothérapeute, Selma (Golshifteh Farahani) quitte la France et retourne en Tunisie, où elle ouvre un cabinet. Les débuts sont épiques, entre ceux qui la prennent pour une prostituée ou une espionne et un policier qui ne la lâche pas. Dramédie légère, le premier film de Manele Labidi est sympa, bien qu'un peu faiblard. **

«I Love Tropoja», d'Ermal Mamaqi

Les ambitions d'un banquier le font atterrir dans un coin isolé d'Albanie, où il finit par mégarde dans le lit d'une fille. Selon la tradition, il doit maintenant l'épouser. Comment se tirer de ce guêpier? Pas vu.



Et encore...

Un grand nom italien au bout du lac

Habitué du Festival de Cannes, connu pour ses comédies sarcastiques, militant communiste: Nanni Moretti («La chambre du fils», «Habemus Papam») a une carrière étonnante. Les cinémas du Grütli lui consacrent une rétrospective et montrent treize de ses long métrages. En point d'orgue, le cinéaste sera présent les 22 et 23 février.
Jusqu'au 5 mars aux cinémas du Grütli

L'effet «Parasite»

Sacre Fort de ses quatre Oscars glanés dimanche, dont celui de Meilleur film (c'est la première fois qu'une oeuvre en langue étrangère obtient la récompense suprême), «Parasite» sort de nouveau sur les écrans romands. En couleur, mais aussi dans une version noir et blanc souhaitée par le réalisateur.