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05 février 2020 08:23; Act: 05.02.2020 08:23 Print

Les sorties ciné du 5 février 2020, c'est par ici!

par Marine Guillain/CMA - Découvrez les critiques et bandes-annonces des nouveaux films à l'écran cette semaine.

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«Samsam», «La communion» et «The Gentlemen» (Photo: DR)

Sur ce sujet
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«Birds of Prey et la fantabuleuse histoire de Harley Quinn», de Cathy Yan

Lorsque «Birds Of Prey» démarre, la délurée Harley Quinn  (Margot Robbie) vient de rompre avec le Joker. Précisément de se faire jeter. Outre le chagrin d'amour à gérer, elle a perdu la protection du maître de Gotham City, et beaucoup de gens lui en veulent. Au point de vouloir sa mort. La critique du film, c'est ici.

«La fille au bracelet», de Stéphane Demoustier

À seulement 18 ans, Lise se retrouve face à la justice. Elle est accusée d'avoir tué sa meilleure amie deux ans auparavant. «La fille au bracelet» trace le récit de son procès, mettant en scène une procureure implacable (Anaïs Demoustier) face à cette ado impénétrable, superbement interprétée par Melissa Guers.
L'interview vidéo croisé des deux actrices ainsi que notre critique sont à découvrir ici.

«The Gentlemen», de Guy Ritchie

Une bande de joyeux tarés (Charlie Hunnam, Matthew McConaughey, Colin Farell, Hugh Grant) baignent dans le trafic de marijuana et s'affrontent dans une guerre sans merci. Ça fait dix ans que Guy Ritchie («Aladdin», «Le roi Arthur», «Snatch») a eu l'idée de ce film, dont il a voulu à un moment faire une série. Vous me direz que les histoires de drogue, on connaît. Mais là, «The Gentlemen» (titre à contre-emploi) fait mouche grâce à un savoureux mélange de dialogues ciselés, d'humour british provoc, de réglements de comptes sanglants, avec en cerise sur le gâteau, un Hugh Grant, comme on ne l'a jamais. Ça claque! ***

«Le voyage du Dr Dolittle», de Stephen Gaghan

Après avoir été interprété par Rex Harrison en 1967, puis par Eddie Murphy en 1998 et en 2001, l'extravagant Docteur Dolittle est de retour, sous les traits de Robert Downey Jr. Pour lire la critique de ce film, c'est par ici.

«La communion», de Jan Komasa

Jeune délinquant, Daniel (le stupéfiant Bartosz Bielenia), 20 ans, sort de son centre de détention et est envoyé dans une petite ville de Pologne pour bosser dans une menuiserie. Au lieu de cela, le garçon au regard perçant se fait passer pour un prêtre; il prend la tête de la paroisse, bousculant les habitudes. Tatoué, fumeur, buveur: il n'a pas franchement le profil attendu… Il n'empêche. La vocation est bien réelle, innée même, chez ce jeune prédicateur aussi charismatique qu'énigmatique. Le réalisateur Jan Komasa aborde le conflit intérieur, l'exclusion et le deuil avec une grande fièvre narrative. Aussi dingue que cela puisse paraître, le récit s'inspire de faits réels. Sorti en octobre en Pologne, «La communion», en lice aux Oscars, a déjà largement dépassé le million d'entrées. ****

«Adoration», de Fabrice du Welz

Garçon solitaire, Paul voit sa vie bouleversée lorsqu'il tombe amoureux de Gloria, patiente de l'hôpital psychiatrique où travaille sa mère. Alors qu'ils fuguent ensemble, Paul va devoir faire face aux crises de panique de Gloria. Les héros d'«Adoration», à mi-chemin entre «Bonnie and Clyde» et «Moonrise Kingdom», voguent à travers la brume en direction d'un autre monde. Fantine Harduin («Happy End» de Michael Haneke) et Thomas Gioria («Jusqu'à la garde» de Xavier Legrand) dégagent quelque chose de très fort. À la fois crédible et fantasmagorique, fiévreux et envoûtant. ***

«Adam», de Maryam Touzani

Enceinte jusqu'au cou, Samia (Nisrin Erradi) erre dans la Medina de Casablanca. Elle cherche un travail et un logement. Elle frappe à la porte d'Alba (Lubna Azabal), qui jongle entre la confection de ses pâtisseries et sa fille de 8 ans. Cette rencontre va changer leur existence. Si Samia est aussi douce qu'Abla est dure et froide, les deux femmes célibataires éblouissent par leur force, leur fragilité et leur pudeur. Réalisé par Maryam Touzani (vue dans «Razzia») et présenté à Cannes, «Adam» offre de très beaux moments d'émotion. ***

«Samsam», de Tangy De Kermel

Quelque part dans l'espace, Samsam ne trouve pas son superpouvoir cosmique, alors que tous ses copains en ont un. Sur une planète voisine, Mega s'ennuie entre sa mère qui veut faire d'elle une cantatrice, comme elle et son père qui la voit dictateur, comme lui. Elle ignore ce que le mot «ami» signifie. Jusqu'à ce qu'elle rencontre Samsam... Tanguy de Kermel adapte sa propre série télé au grand écran, visant les tout-petits. Un peu plan-plan, mais amusant. **

«Une mère incroyable», de Franco Lolli

Comment s'épanouir quand, comme Silvia, on a une mère atteinte d'un cancer, un patron qui vous instrumentalise et un fils qu'on élève seule au détriment de sa vie amoureuse? Telle est
la question posée par le film du Colombien Franco Lolli, émotionnellement chargé, mais très juste. **

«In the Name of Scheherazade or the First Beergarden in Tehran», de Narges Kalhor

Son nom? «In The Name Of Scheherazade or The First Beergarden In Tehran». Son genre? Un docu-comédie assez dingo, où une femme projette d'ouvrir une brasserie à Téhéran et où la réalisatrice germano-iranienne tente de faire son film sans compromis. Narration éclatée, style déstructuré, régime répressif dénoncé, patriarcat tourné en dérision... Même s'il faut parfois s'accrocher (le son a été coupé sur de nombreuses scènes), voilà qui a le mérite de sortir totalement de l'ordinaire! A découvrir au cinéma Oblo, à Lausanne. ***

«Ducobu 3», d'Elie Seymoun

L'élève au pull rayé est de retour dans un troisième opus. Après une année scolaire compliquée et des vacances survoltées, ce tricheur de première se lance dans un concours de chant. Pas vu.

«La femme de mon frère» de Monia Chokri

À Montréal, Karim tombe amoureux de la gynéco de sa sœur... Cette comédie de la Canadienne Monia Chokri est à découvrir au CityClub Pully (VD). Pas vu.

«Cody», de Martin Skalsky

Un Suisse adopte Cody, chien errant roumain. Pris d'affection pour la bête, il part sur les traces de son passé. Un doc qui interroge les rapports entre humains et animaux. Pas vu.

«Etre avec les animaux», de Salomé Pitschen

Les bêtes seront aussi à l'honneur dans ce docu de Salome Pitschen, qui dresse le portrait de personnes ayant développé différentes méthodes de communication animale. Pas vu.


Et encore...

La 40e cérémonie des Razzie Awards, qui honore le pire que l'industrie du cinéma a offert en 2019, aura lieu ce samedi 8 février. Le lendemain (dans la nuit de dimanche à lundi à l'heure suisse), place aux Oscars, pour lesquels «Joker» est le grand favori.