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09 octobre 2019 07:16; Act: 09.10.2019 07:16 Print

Toutes les sorties ciné du 9 octobre sont ici

par Catherine Magnin - En plus de l'incontournable «Joker», les excellents films pullulent cette semaine. Ouvrez vos mirettes!

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(Photo: DR)

Sur ce sujet
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«Joker», de Todd Phillips:
Retrouvez notre critique ici

«Abominable», de Tim Culton et Todd Wilderman:
Retrouvez notre critique ici

«La fameuse invasion des ours en Sicile», de Lorenzo Mattotti:

C'est dans les grottes qu'on raconte les meilleures histoires. Réfugiés dans l'une d'elles, Gedeone le saltimbanque et sa petite Almelina amadouent l'ours qui y loge en lui racontant comment un de ses congénères devint l'ami des humains. Mais l'histoire, dit l’ours, ne s'arrête pas là… Coproduction franco-italienne, «La fameuse invasion des ours en Sicile» ravira petits et grands par sa patte intelligente, dans la forme comme dans le fond. ****

«Chambre 212», de Christophe Honoré:

Quand on vit vingt ans avec quelqu'un, on ne se voit pas vieillir. Une nuit, Maria (Chiara Mastroianni) s'en va réfléchir dans l'hôtel de l'autre côté de la rue. Chambre avec vue sur son mari Richard (Benjamin Biolay) effondré, sur leur mariage en danger. Et qui s'invite? Richard jeune (incarné par Vincent Lacoste)! Et les amants de Maria! Et ses rivales! Le couple y survivra-t-il? On le sait depuis «Les chansons d'amour» (2007) et «Les bien-aimés» (2011), ses deux films les plus réussis: Christophe Honoré
connaît la musique amoureuse. Pour «Chambre 212», il scrute avec brio une crise de couple en l'installant dans un procédé ludique qui mêle bilan cruel et perspectives ravigotantes. ***

«The Biggest Little Farm (Tout est possible)», de John Chester:

Quand, il y a une dizaine d'années, John et Molly Chester quittent Los Angeles pour développer une ferme écoresponsable dans les terres arides de Californie, ils ne font pas les choses à moitié. Ils acquièrent 80 hectares de terrain, font appel à un spécialiste visionnaire dont ils suivent les consignes les yeux fermés. Les coups durs, invasion d'escargots ou attaques de coyotes, succèdent aux victoires et, quand le «gourou» disparaît, les Chester doivent apprendre à ouvrir les yeux, à observer. Ça tombe bien, John Chester est réalisateur chevronné et sa manière de filmer sa truie, son coq, son chien, ses 10 000 arbres fruitiers, nimbe la recherche de l'équilibre écologique d'une constante beauté. De là à dire qu'il en fait un peu trop... ***

«Donne-moi des ailes», de Nicolas Vanier:

Des vacances en Camargue sans wi-fi mais avec un papa (Jean-Paul Rouve) qui porte des habits de bure en incubant des oeufs d'oie? Voilà qui ne ravit pas Thomas (Louis Vazquez). Jusqu'à ce qu'il comprenne qu'il s’agit d'enseigner aux oiseaux un nouvel itinéraire de migration en volant avec eux! Qu'importe si «Donne-moi des ailes» vous rappelle «L'envolée sauvage» (de Carroll Ballard, 1996). Porté par la mode de l'écologie et le savoir-faire de Nicolas Vanier, ce film familial inspiré de Christian Moullec (pionnier du vol en ULM avec des oiseaux) raconte une belle aventure. ***

«Le cercle des petits philosophes», de Cécile Denjean:

Qui suis-je? Où vais-je? Qu'est-ce que le bonheur? Et la mort? Pas besoin de devoir passer le bac pour s'interroger sur ces sujets. Le philosophe Frédéric Lenoir est allé en discuter avec des écoliers, en distinguant l'émotionnel du rationnel. N'allez pas croire que la leçon vienne d'en haut: les réflexions des enfants, au-delà de certaines cocasseries, interpellent aussi les adultes. ***

«Tu mérites un amour», de Hafsia Herzi:

César du Meilleur espoir féminin en 2008 pour «La graine et le mulet», Hafsia Herzi, 32 ans, a toujours eu envie de passer derrière la caméra. Pour ne pas dépendre du désir des autres, elle a autoproduit son premier long métrage, «Tu mérites un amour». Elle y raconte, avec de petits riens qui finissent par faire un joli tout, l'histoire d'une jeune femme paumée après que son mec s'est barré. ***

«Pour Sama», de Waad al-Kateab et Edward Watts:

Waad est journaliste; son mari, médecin. Quand la révolution éclate en Syrie, en 2011, le couple décide de rester à Alep. Et Waad filme, quasiment non-stop, les bombardements, la répression, les lueurs d'espoir, la terreur au coin de chaque rue. Si elle témoigne ainsi de son quotidien au milieu de ce monstrueux gâchis, c'est d'abord pour Sama, leur bébé. Même si le résultat est un peu long (la bataille fut interminable), mal cousu, répétitif, il prend aux tripes. ***

br «No apologies», collectif:

On vous l'a déjà dit, ça semble une évidence: tous les Noirs dans les rues de Lausanne ne sont pas des dealers. Mais le constat a davantage de poids quand ce sont les principaux intéressés qui le disent. Un collectif a donc décidé de leur donner la parole, dans «No Apologies». Réunis le temps d'un repas du soir dans un centre autogéré, ils témoignent à visage découvert, ou pas, de leur condition d'immigrés, de la discrimination. Et c'est choc.

Mais encore...

«Coeurs cicatrisés», de Radu Jude:

Prix spécial du jury international au Festival de Locarno 2016, le film de Radu Jude plonge le spectateur dans un sanatorium de Roumanie, en 1937. Là, un homme de 21 ans atteint de tuberculose osseuse tente de vivre pleinement sa vie et ses amours... À découvrir au cinéma Bellevaux (Lausanne). Pas vu.

«Bungalow sessions», de Nicolas Drolc:

Drolc voulait réaliser un documentaire rendant compte du bouillonnement de la scène folk, blues et gospel américaine actuelle, sans pouvoir toutefois quitter son bungalow situé quelque part dans la ville de Nancy. Il a résolu le problème géographique en invitant ses musiciens préférés à venir jouer dans le bistrot du coin, à dormir chez lui puis à se plier à un jeu de questions/réponses improvisées le lendemain des concerts - induisant par là une session d'enregistrement acoustique. À l'affiche au Zinéma à Lausanne. Pas vu.

Festival Everybody’s perfect
Du 11 au 20 octobre 2019, aux Cinémas du Grütli à Genève, se tiendra la 6e édition du Geneva International Queer Film Festival. Les projections de longs et courts métrages en constituent le coeur. Viennent s'y greffer des performances, expos, ateliers et soirées festives. Autant d'occasions «de partager ses ressentis et de confronter ses identités»
Infos et programme: everybodysperfect.ch

Nanar Party
Pour sa 10e édition, la fameuse soirée consacrée au meilleur des nanars propose des titres classiques, mythiques, érotiques et surtout (involontairement) humoristiques. Où? À l’Uptown Geneva. Quand? Samedi 12 octobre 2019, à 19 h 30.
Infos: uptown-geneva.ch