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16 août 2017 14:36; Act: 16.08.2017 14:38 Print

Les sorties cinéma du 16 août 2017

par Marine Guillain - Toutes les bandes-annonces des nouveaux films sur les écrans en Suisse romande sont ici.

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«Atomic blonde», de David Leitch
Retrouvez l'interview de James McAvoy en cliquant ici.

Berlin, quelques jours avant la chute du Mur. Même si ce n'est pas le sujet (comme annoncé d'emblée dans le générique), c'est une magnifique plongée dans cet univers qu'offre «Atomic Blonde». Tandis qu'une espionne dure à cuire de Sa Majesté doit y récupérer un précieux dossier, une BO d'anthologie rythme le récit avec du New Order, du Depeche Mode, du Bowie et même «99 Luft­ballons» de Nena! Politiquement incorrect, provocant, sexy et violent, ce film fait un bon pied de nez aux éternels blockbusters trop lisses. ****

«Overdrive», de Antoine Negret

Elles sont magnifiques, les voitures de collection qui intéressent Andrew (Scott Eastwood, fils de Clint) et Garrett Foster (Freddie Thorp)! La spécialité des deux frangins: voler les bolides les plus chers du monde grâce à leur maîtrise implacable du volant. Pris dans un mauvais coup à Marseille, ils se voient obligés de bosser pour le parrain de la mafia locale. C'est le moment de réunir une équipe de divers talents pour mener à bien leur mission. L'essence d'«Overdrive»: des acteurs sexy, des histoires d'amour, des gros méchants et de l'action surréaliste. Pas d'originalité ni de surprises donc, dans ce film à mi-chemin entre les sagas «Ocean's Eleven» et «Fast & Furious» (Scott Eastwood a d'ailleurs rejoint le casting de cette dernière). **

«Ava», de Léa Mysius

Elle a 13 ans, l'air boudeur, les pensées sombres. Ava (Noée Abita) est en vacances avec sa mère (Laure Calamy) quand elle apprend qu'elle va perdre la vue. Elle s'y prépare en portant un bandeau sur les yeux et vole un grand chien noir à un garçon. Sa mère fait comme si de rien n'était. Ava s'éloigne d'elle (dommage que leur relation complexe disparaisse presque dans la seconde partie du film) et se rapproche du jeune maître du chien, Juan (Juan Cano), avec qui elle découvre les premiers émois sexuels. Les corps, la plage, les couleurs saturées et la BO électrisante: «Ava» a quelque chose de sauvage, d'envoûtant (il a été primé à la Semaine de la critique à Cannes). Il souffre toutefois de quelques baisses d'intensité là où on voudrait qu'il aille encore plus loin dans la folie. ****

«Vincent», de Christophe van Rompaey

Le contraste est exagéré entre l'exubérance de Nicole (Alexandra Lamy) et la morosité de son neveu Vincent (Spencer Bogaert). Vincent a 17 ans, est végétalien et veut se suicider pour attirer l'attention sur la cause qu’il défend. Hormis le point cité plus haut, cette tragicomédie est globalement chouette. Elle distille des infos tout du long sur ses personnages et soulève les problèmes écologiques sans devenir un plaidoyer. Sachez que si vous allez voir cette production belge ce mercredi soir aux cinémas du Grütli (GE), une dégustation de bières belges vous sera offerte! ***

«The Party», de Sally Potter
Retrouvez notre critique en cliquant ici.

«Une vie violente», de Thierry de Peretti

Les cinémas du Grütli, à Genève, projettent «Une vie violente», montré à Cannes à la Semaine de la critique. Le cinéaste corse Thierry de Peretti («Les Apaches») plonge le spectateur dans les clans politiques et nationalistes des années 1990. Filmée comme un documentaire (jamais de gros plans, dialogues réalistes mais parasités par les sons d'ambiance), cette fiction trop confuse interpelle néanmoins. **