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01 janvier 2020 09:45; Act: 03.01.2020 09:32 Print

Les premières sorties ciné de 2020, c'est par ici!

par Marine Guillain et Catherine Magnin - Découvrez les critiques et bandes-annonces des nouveaux films à l'écran pour ce tout début d'année.

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«Les vétos», «Les filles du docteur March» et «Play» (Photo: dr)

Sur ce sujet
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«Les filles du docteur March», de Greta Gerwig

«Je suis persuadée que les femmes ont un cerveau, une âme, qu'elles sont ambitieuses et talentueuses et pas juste belles.» Imaginez la révolution! Quand la féministe et idéaliste Jo March prononce ces mots, c'est dans la Nouvelle-Angleterre des années 1860… La douée Greta Gerwig adapte «Little Women» («Les filles du docteur March) à l'écran, et notre à critique sera à découvrir la semaine prochaine.

«Play», d'Anthony Marciano

Les amours d'ados finissent, si ce n'est mal, du moins de façon peu originale, en général. Pour se démarquer, c'est du côté de la forme qu'il faut innover. Ce qu'a fait Anthony Marciano avec «Play». Il y met en scène Max (incarné par différents acteurs, dont Max Boublil, au gré des époques), un enfant de la génération Y, un millennial. Né en 1980, Max touche sa première caméra à 13 ans et ne cesse dès lors de filmer: la fille pour qui il en pince, ses potes, leurs délires et déboires. Ce sont ces images qui font le film, truffé de fringues, gadgets, hobbies vintage. À défaut de faire une romance à tout casser, ce bel exercice de style mettra des étoiles dans les yeux des 24-40 ans. Et de leurs parents. Et de leurs enfants... ***

«L'art du mensonge», de Bill Condon

Expert en arnaques, Roy (Ian McKellen) fait la rencontre de la richissime Betty (Helen Mirren), visiblement une proie idéale. Mais n'est pas forcément le plus menteur celui que l'on pense. Qui cache les secrets les plus lourds? Ceux qui attendent que «L'art du mensonge» leur offre de la trahison de haut vol et des révélations insoupçonnées seront déçus. Le scénario est faiblard et difficile à croire. **

«Les vétos», de Julie Manoukian

Alex (Noémie Schmidt) fait la gueule quand elle est embrigadée pour soigner des vaches dans le Morvan. Se prendra-t-elle
finalement au jeu? Plus insipide que «Les vétos», tu meurs. Même le talent de Clovis Cornillac n'y change rien. *

«Tolo Tolo», de Checco Zalone

Pour éviter d'être capturé par un baron du crime, un comédien napolitain (Checco Zalone) se rend à Malindi, au Kenya. Une fois sur place, il est entraîné dans une série d'aventures en compagnie d'un policier avec qui il se lie d'amitié. Pas vu.

Au CityClub à Pully

«Tout ce qu’il me reste de la révolution», de Judith Davis

Comment faire pour que vive l'esprit de la révolution quand on a l'impression d'être «née trop tard», comme Angèle (interprétée par Judith Davis)? Tentative de réponse sur le ton de la comédie, dans une sorte d'extension au spectacle que la réalisatrice avait créé en 2008. Pas vu.

«Sans frapper», d’Alexe Poukine

Récompensé du Prix du jury du film le plus innovant lors de l'édition 2019 de Visions du Réel, à Nyon, ce documentaire aborde le thème du viol en mêlant le témoignage d'Ada, abusée à 19 ans, à d'autres, tous différents et pourtant semblables. La réalisatrice sera présente pour en discuter le mercredi 98 janvier à 20h au CityClub. Pas vu.

«Oleg», de Juris Kursietis

Quand Oleg (Valentin Novoposkij) quitte la Lettonie pour Bruxelles, c'est dans l'espoir de travailler pour un salaire décent. De trahison en désillusion, il tombe sous la coupe d'un mafieux polonais. Ce film âpre consacré à une forme d'esclavage moderne avait été sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes en 2019. Pas vu.