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04 décembre 2019 10:24; Act: 04.12.2019 10:24 Print

Les sorties cinéma du 4 décembre, c'est par ici!

par Marine Guillain - Découvrez les critiques et bandes-annonces des nouveaux films à l'écran cette première semaine de décembre.

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«Le meilleur reste à venir», «Gloria Mundi» et «The Current War». (Photo: dr)

Sur ce sujet
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«Et puis nous danserons», de Levan Akin

Histoire d'amour entre deux danseurs, le film de Levan Akin a failli être saboté par la forte homophobie qui règne dans la société géorgienne. Notre critique du film, c'est par ici.

«La famille Addams», de Greg Tiernan et Conrad Vernon

Toujours aussi freak et sympathique, la famille Addams revient hanter l'écran. Lisez notre critique de ce film d'animation en cliquant ici.

«Brooklyn Affairs», d'Edward Norton

Lionel (Edward Norton, aussi derrière la caméra) est détective privé dans le New York des années 1950. Après le meurtre de son ami et mentor Frank, il espère trouver sur quel coup il bossait et mettre la main sur ses assassins. Il se lance dans une enquête floue, avec une «fille de couleur» à suivre. Cela le conduit sur une piste touffue où s'entremêlent fraude, racisme, meurtres et soif de pouvoir. À force, Lionel ne sait plus ce qu'il cherche... et nous non plus. Trop d'éléments confus partent dans tous les sens. Le film tire cependant son épingle du jeu grâce à ses airs rétros et à une bande-son jazz-blues démente (ah, les clubs de jazz de Harlem!). De plus, le handicap de Lionel –il souffre du syndrome de Gilles de La Tourette– est filmé sans excès et fait de lui un héros différent. Souvent gêné et déstabilisé, mais doté d’une sacrée force. ***

«The Current War», d'Alfonso Gomez-Rejon

La guerre des courants, ça vous dit quelque chose? Imaginez: pour la première fois de l'histoire, les habitants de New York ont vu un quartier entier s'illuminer d'un coup, grâce à une invention de Thomas Edison (Benedict Cumberbatch): la lumière électrique. C'était en 1880. Peu après, son courant continu était vivement concurrencé par le courant alternatif de George Westinghouse (Michael Shannon) et Nikola Tesla (Nicholas Hoult). Malgré un emballage moyennement plaisant car trop répétitif et souffrant d'une musique pompeuse, l'histoire racontée dans «The Current War» se révèle fort instructive. À noter que la défaite d'Edison ne l'a pas arrêté, puisqu'il a créé plus tard le kinétoscope, qui ouvrira la voie à une nouvelle industrie: le cinéma... ***

«Le meilleur reste à venir», de Matthieu Delaporte et Alexandre De La Patellière

Arthur (Fabrice Luchini) doit annoncer à son meilleur pote César (Patrick Bruel) que ce dernier a un cancer. Sur un malentendu, César comprend que c'est Arthur qui est malade. L'un et l'autre font tout pour que les jours qui restent soient les plus beaux. Sans surprise, «Le meilleur reste à venir» ne parvient pas à sortir des sentiers (re)battus. **

«Gloria Mundi», de Robert Guédiguian

Mathilda (Anaïs Demoustier) vient de donner naissance à une petite Gloria. Daniel, qui sort de prison, se rend à Marseille pour rencontrer sa petite-fille. «Ken Loach français», Robert Guédiguian montre les malheurs d'une famille dans laquelle l'égoïsme a englouti la bienveillance. Sauf que les personnages sont si insupportables qu'ils ne provoquent aucune empathie. **

«La cordillera de los suenos», de Patricio Guzman

Est-ce une barrière séparatrice? Protectrice? Merveilleusement austère, immense et calme, la cordillère des Andes contraste avec la répression violente de la résistance dans les rues de Santiago. Après le désert d'Atacama et la côte Pacifique, Patricio Guzmán clôt sur un ton désabusé sa trilogie explorant la géographie et l'histoire de son pays natal. ***

«Je ne te voyais pas», de François Kohler

La justice restaurative. C'est une rencontre entre victimes et agresseurs, qui permet de se reconstruire à travers le pardon ou la prise de responsabilité. La démarche a beau susciter l'intérêt, le doc du Suisse François Kohler manque de substance. À voir au CityClub à Pully (VD). **
Mercredi 4 décembre à 20h: projection en présence du cinéaste et de participants au film
Jeudi 12 décembre à 20h: projection et table ronde en présence du cinéaste et de plusieurs spécialistes

«Push», de Fredrik Gertten

Pourquoi les loyers ne cessent-ils d'augmenter partout sur la planète? Pourquoi toujours plus de monde quitte les grandes villes? Une journaliste enquête, des spécialistes témoignent. Pas vu.

«Happy, la méditation à l’école», de Hélène Walter et Éric Georgeault

Nouvelle approche éducative, la méditation devient courante dans les écoles. Ce doc raconte comment cette pratique peut apporter concentration, apaisement ou régulation des émotions. Pas vu.

«Les deux papes», de Fernando Meirelles

Encore une fois, le Cinérama Empire, à Genève, sort un film Netflix sur grand écran avant l'heure. Anthony Hopkins et Jonathan Pryce y incarnent respectivement le pape Benoît XVI et le futur pape François. Pas vu.

«Le voyage du pèlerin», de Robert Fernandez

En chemin vers la Cité Céleste, Chrétien croise Obstiné, Facile, Évangéliste, Sage mondain... Ce n'est pas peu dire que  «Le voyage du pèlerin», écrit au 17e siècle par le prédicateur anglais John Bunyan et traduit dans plus de 140 langues, est une oeuvre allégorique. En adaptant ce récit initiatique sous forme de film d'animation, Robert Fernandez a su, sans gommer sa dimension chrétienne, en tirer la portée universelle. Le résultat n'est pas ce qu'il y a de plus convaincant au niveau graphique, avec des personnages qui semblent parfois tout droit sortis d'un jeu vidéo, mais «Le voyage du pèlerin» n'en reste pas moins un bon film familial propice aux discussions. À découvrir à Vevey (Astor, 4 déc. à 20h30 et 7 déc. à 15h30) et Monthey (Plaza, 11 déc. à 20.30 et 14 déc. à 16.00). ***