«Black Swan»

08 février 2011 16:38; Act: 08.02.2011 16:49 Print

Ne réveillez pas la danseuse schizophrène

par Fred Ferrari - Avec «Black Swan», Darren Aronofsky signe un film étourdissant sur la danse, l’art et l’aliénation.

Une faute?

Nina (Natalie Portman) est une ballerine parfaite, sage comme une image, quasi virginale. Bref, l’idéal pour interpréter le cygne blanc dans «Le lac des cygnes». Pourtant, son maître de ballet (Vincent cassel, cassant à souhait) décide de lui confier aussi le rôle du cygne noir. Sans se douter qu’il met ainsi le feu aux poudres. En effet, la paranoïa de Nina, persuadée qu’une rivale veut sa peau, va se combiner avec la schizophrénie contenue dans le rôle. La première représentation du célèbre ballet de Tchaïkovski sera-t-elle son chant du cygne?

Un Oscar à la clé pour Natalie Portman?

Après «The Wrestler» qui poussait Mickey Rourke dans ses retranchements, Darren Aronofsky signe un nouveau film magistral, jeu de miroirs et de pulsions, porté par une musique de Clint Mansel qui revisite diaboliquement la partition originale de Tchaïkovski. Et puis il y a Natalie Portman, auteur d’une véritable performance au sens sportif du terme, puisqu’il lui a fallu une année de préparation physique intensive pour parvenir à être crédible dans le rôle d’une danseuse étoile. Aronofsky ne lui a même pas accordé le luxe d’un montage hâché qui découperait ses mouvements. Inutile de préciser qu’elle est en première ligne pour l’Oscar de la meilleure actrice.