Agenda

23 octobre 2019 08:12; Act: 23.10.2019 08:12 Print

Par ici les sorties cinéma du 23 octobre!

Comédie, émotion, (auto)biographie, drame... voilà de quoi faire oublier le rouleau compresseur Terminator!

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De g. à dr.: «Madame», «Hors normes» et «Terminator: Dark Fate». (Photo: DR)

Sur ce sujet
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«Hors normes», d’Olivier Nakache et Éric Toledano:
Lire notre critique ici

«Terminator: Dark Fate», de Tim Miller:
Lire notre critique ici

«Madame», de Stéphane Riethauser:

Né à Genève en 1972, licencié en droit, enseignant, photographe, journaliste, traducteur, l'activiste gay Stéphane Riethauser a connu l'épreuve du coming out. Il relate ce processus en l'entrelaçant avec le portrait de sa grand-mère. Pourquoi sa grand-mère? Parce que cette femme fit preuve d'une folle indépendance, divorçant jeune, faisant fortune en vendant une gaine de soie de sa création. Un modèle à la fois stimulant et un peu castrateur pour un jeune homme alors tenaillé par la trouille de ne pas être un homme, un vrai. Comment assumer d'être soi-même quand on doit se cacher derrière des jeux de rôle «pour rire», seul moyen d'encaisser les clichés qui avaient cours il y a une vingtaine d'années? Avec «Madame», Stéphane Riethauser réussit ainsi le mariage de l'autobiographie, du tableau d'une époque et de l'hommage à un être cher. ****

«Camille», de Boris Lojkine:

Quel destin, que celui de Camille Lepage (jouée par Nina Meurisse), photojournaliste française de 26 ans partie couvrir un conflit presque oublié: la guerre civile qui a déchiré la République centrafricaine en 2013 et 2014. Les milices Seleka (musulmans) et antibalaka (chrétiens) s'y affrontent dans un combat sanglant, qui fera des milliers de morts. À travers une fiction inspirée de faits réels et entrecoupée par les clichés pris par la vraie Camille Lepage, le réalisateur Boris Lojkine tisse un long métrage empli de justesse. Rien n'est dramatisé, rien n'est embelli. Ni le retour de Camille en France à Noël et le décalage entre elle et ses proches, ni la barrière qui ne se brise jamais entre blancs et noirs. Il est aisé et même naturel de se projeter dans la tête de Camille, d'être pris aux tripes, et l'on n'imagine personne d'autre que Nina Meurisse pour ce rôle d'idéaliste courageuse, qui ne se sentait «à sa place» et «vivante» que là-bas... ****

«Sorry We Missed You», de Ken Loach:

Pour des lendemains moins gris, Ricky (Kris Hitchen) et Abby tentent leur va-tout: elle vend sa voiture, quitte à faire sa tournée d'aide à domicile à pied, pour qu'il achète une camionnette de chauffeur-livreur. Mais que vaut-il face au rouleau compresseur d'une économie impitoyable? Avec «Sorry We Missed You», Ken Loach signe un conte social cruel, d'une prévisibilité tragique. ****


«Occident impie», de Felix Tissi:

Elle est grecque, a vécu des merveilles et des horreurs. Elle erre à la recherche de son identité et interpelle Dieu en personne, qui n'est guère pressé de lui répondre. Elle, c'est l’Europe telle que la conçoit le réalisateur Felix Tissi. Pour dresser son portrait et relater son parcours, le Schaffhousois évoque le collage, la prière, la poésie lyrique, dans une démarche subjective assumée. Ce que cela donne concrètement? À vous de voir!

Mais encore:

À Vevey, le rire est VIFFF

La rigolade, ça marche sur scène, comme en témoi­gnent les succès de Morges-sous-rire et du Montreux Comedy. Au cinéma, ça marche au box-office, ce qui a permis à la comédie de décrocher une catégorie aux César. Mais un festival consacré à ce genre… voilà qui est plus rare. C'est dans cette brèche que se sont engouffrés Maryke Oosterhoff et Loïs de Goumoëns, créant en 2015 le Vevey International Funny Film Festival (VIFFF). Et ça marche! De 3 jours,16 projections et 1300 spectateurs la première année, la manifestation est passée à 4 jours et 24 projections, et espère dépasser les 3100 spectateurs de 2018. Au menu de cette 5e édition, la visite de Patrice Leconte (pour une masterclass samedi 26 octobre), et surtout des premières de films venus des États-Unis, d'Autriche, du Canada, de France ou de Norvège. Le rire dans tous ses états, c'est drôle, croyez-moi!
Infos et programme: www.vifff.ch

Gimli à Lausanne
Pour partager sa passion pour l'univers bigarré de la fantasy, l'association Lausanne Fantasy réunit créateurs et collectionneurs le dimanche 27 octobre 2019 de 11 h à 18 h 30 à la salle des fêtes du Casino de Montbenon. On y verra même John Rhys-Davies, Gimli dans «Le seigneur des anneaux», en séance de dédicace (contre achat d’un bon!). L’entrée à la convention, elle, est gratuite.
www.lausannefantasy.ch

Ciné-Doc près de chez vous
Plus d'obligation de se déplacer dans les salles des capitales pour voir un bon documentaire! Chexbres, Payerne, Bulle et Monthey viennent de rejoindre Le Sentier et Orbe dans la liste des cinémas associés à Ciné-Doc. Ainsi, il suffira d'attendre novembre pour y voir «Madame» (lire ci-contre), en présence du réalisateur. Suivront «On va tout péter» (en décembre), «La cordillère des songes» en janvier, «Pour toujours» en février et «Le temps des forêts» en mars.
Programme: www.cinedoc.ch

Maître japonais
Avant Hirokazu Kore-eda (Palme d'or à Cannes en 2018 avec «Une affaire de famille»), l'Empire du Soleil levant a connu un cinéaste hors pair: Shôhei Imamura (1926-2006). Avec «La ballade de Narayama» en 1983 et «L'anguille» en 1997, ce dernier est l'un des huit cinéastes et le seul Japonais à avoir obtenu deux fois cette consécration. Les Cinémas du Grütli, à Genève, projettent 18 de ses films du 23 octobre au 15 novembre 2019.
www.cinemas-du-grutli.ch

(cma/mag)