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30 octobre 2018 22:46; Act: 30.10.2018 22:46 Print

Toutes les sorties ciné du 31 octobre, c'est ici!

par Catherine Magnin - Y'a tout pour se sentir bien cette semaine: de la musique et de la danse, de la comédie et de la réalité. Voici le panorama complet, bandes-annonce à l'appui.

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(Photo: DR)

Sur ce sujet
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«Bohemian Rhapsody», de Bryan Singer:
Retrouvez notre critique ici


«En liberté!», de Pierre Salvadori:
Retrouvez notre critique ici


«Le grand bal», de Laetitia Carton:

Chaque été à Gennetines (F), pas moins de 2000 personnes de tous âges se réunissent pendant une semaine sur et autour de huit pistes de danse. Au programme: répé­titions la journée, danse jusqu'au bout de la nuit aux rythmes de la valse, de la bourrée, de la polska ou de la mazurka (la plus exigeante, la plus audacieuse, la plus gra­tifiante des danses). Abolition des timidités le temps d’un tango, épuisement des corps, plaisir de la découverte, partages sans fin... Voilà ce que capte Laetitia Carton dans son film. A l’ère des discothèques, la pratique peut sembler désuète. Il n’en est rien: c’est d’une énergie folle et «Le Grand Bal» donne envie de sor­tir de la salle en dansant. ****


«Touch me not», d'Adina Pintilie:

Une femme (Laura Benson) aime regarder les hommes se caresser. Elle s'interroge sur sa propre sexualité en observant des corps qui échappent à la norme, qui se livrent ou pas, se touchent ou pas, se plaisent ou pas, se parlent surtout. Entre doc et fiction, «Touch Me Not» est lent, confus, troublé par les interventions plein cadre de la réalisatrice Adina Pintilie. Pardon à celles et ceux qui s'y sont investis: cet Ours d'or de Berlin 2018 est ennuyeux. *


«Silvio et les autres», de Paolo Sorrentino:

Dix ans après lui avoir offert le rôle du ministre Giulio Andreotti dans «Il Divo», Paolo Sorrentino a demandé à son acteur fétiche Toni Servillo de se glisser dans la peau de Silvio Berlusconi. Le but: essayer de comprendre l'art de la séduction qui a permis à un tel personnage de fasciner les Italiens. Le réalisateur creuse ainsi dans les excès en tout genre du magnat devenu président du gouvernement. Trois heures y suffisent à peine. Pas vu.


«Where Are You, Joao Gilberto?», de Georges Gachot:

Non, le créateur de la bossa nova, ce son typique de la musique latino-américaine, n'est pas mort. Depuis trente ans, Joao Gilberto, 87 ans, se cache dans un appartement de Rio de Janeiro. Un journaliste allemand, Marc Fischer, est parti à sa recherche, le réalisateur Georges Gachot lui a emboîté le pas, dans un doc dont il a voulu faire un polar. Musical, évidemment. Pas vu.


«Libre», de Michel Toesca:

En décidant d'offrir un refuge aux immigrés et de les aider dans leurs démarches, Cédric, agriculteur à la frontière franco-italienne, ne se fait pas que des amis. Michel Toesca a suivi et filmé cet acte de résistance citoyenne pendant trois ans. A l'affiche dès le 2 novembre au CityClub à Pully, «Libre» sera également projeté en séances spéciales aux Cinémas du Grütli (Genève). Pas vu.


«In Art We Trust», de Benoît Rossel:

Qu'elle soit sacralisée ou moquée, la profession d'artiste plasticien est surtout méconnue. Entre doutes, ambitions et compromis, quinze plasticiens ont accepté de dévoiler leur combat quotidien pour défendre leur liberté de créer. Voilà ce qui constitue le doc de Benoît Rossel, professeur au département Communication Visuelle à l’ECAL. «In Art We Trust» sera à l’affiche dès le 1er novembre. Pas vu.


«Un couteau dans le coeur», de Yann Gonzalez:

Une productrice (Vanessa Paradis) décide de transformer en film kitsch chaque assassinat d'acteurs de porno gay par un tueur en série. Selon ceux qui l'ont vu, «Un couteau dans le coeur», à l'affiche dès le 3 novembre, tiendrait du conte gore, de la magie noire, de la série B partouzeuse et de la tragédie amoureuse. Inspiré d'AMT (Anne-Marie Tensi), productrice qui entretenait une liaison avec sa monteuse, c'est aussi un tableau des années 70-80. Pas vu.

«Welcome to Zwitscherland», de Marc Tschudin:

Et si on dépeignait la Suisse, son extraordinaire diversité, ses us, ses paradoxes, comme on dépeindrait sa population d'oiseaux? Tel est le point de départ du Bâlois Marc Tschudin, cinéaste animalier, pour présenter un kaléidoscope de clichés helvétiques sous un angle nouveau. Collage gratuit ou signifiant? Amusant ou ennuyeux? A vous de voir.