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05 décembre 2018 06:57; Act: 05.12.2018 06:57 Print

Toutes les sorties ciné du 5 décembre, c'est ici!

par Catherine Magnin - Il va falloir vous plier en deux si vous espérer voir tous les films qui sortent cette semaine. Au moins, regardez-en les bandes-annonce.

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(Photo: DR)

Sur ce sujet
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«Pupille», de Jeanne Herry:
Retrouvez notre critique ici


«Astérix - Le secret de la potion magique», de Louis Clichy et Alexandre Astier:
Retrouvez notre critique ici


«Liquid Truth», de Carolina Jabor:

Flotter entre deux eaux. Voir, ou croire voir, sous la surface des évidences, ce que les autres ne voient pas. Dès son ouverture, le film de la Brésilienne Carolina Jabor affiche les symboles qui illustrent son propos. Au centre de «Liquid Truth» se trouve Rubens (Daniel de Oliveira), prof de natation décontracté, séduisant, spontané, si attentif qu'il est seul à voir le malaise d'un élève rabroué par son père. Il va le consoler... loin des caméras de surveillance. Et le voilà accusé de geste déplacé, cloué au pilori par une mère qui a levé une armée sur les réseaux sociaux. Le doute ne profite pas à Rubens. In­nocent? Coupable? Coupable de quoi? A la sortie du film, le jury, c’est vous. ****


«Roma», d'Alfonso Cuaron:

Cinéphiles suisses, réjouissez-vous: le Cinerama Empire à Genève projette «Roma» une semaine avant sa diffusion sur Netflix. Le réalisateur Alfonso Cuaron («Gravity») a choisi le site de streaming comme distributeur, en raison de son «plan d'attaque agressif». «C'est rare pour un film d'auteur qui ne soit pas tourné en numérique, en couleur, en langue anglaise et avec des acteurs célèbres», a-t-il souligné. Fort du Lion d'or de la Mostra de Venise, «Roma» a pu sortir en salle aux USA pour être éligible aux Oscars. La France, elle, impose plusieurs mois d'écart entre la sortie en salle et sur Netflix. Cuaron l'a regretté, le film ayant été «pensé avec une ambition sonore et visuelle destinée au grand écran». Pas vu.


«Leto», de Kirill Serebrennikov:

Dans l'histoire de la musique, cherchez la femme... En l'occurrence Natacha, épouse et muse de Mike, et objet de désir de Victor. Eux et leur groupe chantent le rock, à une époque, le début des années 1980, et un lieu, Leningrad, où être rebelle avait encore un sens. «Leto» («L'été») est énergique, noir et blanc zébré de flashes colorés, inventif, parfois longuet, mais diablement (dé)culotté. ****


«Voyage à Yoshino», de Naomi Kawase:

Japon, le mont Nara, ses temples, sa forêt... Une Française (Juliette Binoche) en quête d'une plante rare y visite un garde-forestier (Masatoshi Nagase) et sa mère aveugle mais clairvoyante. Une métempsycose se préparerait-­elle? Figure de proue du cinéma nippon contemporain, Naomi Kawase joue à fond la carte de la suggestion. Appréciera qui voudra. **


«L'exorcisme de Hannah Grace», de Diederik Van Rooijen:

Une ex-policière sortant de dépression réintègre le milieu du travail. Son premier job: employée de nuit à la morgue. On y livre le cadavre de Hannah (Kirby Johnson). Nul doute qu'il soit possédé: c'est dit dès le début! «L'exorcisme de Hannah Grace» déroule ensuite tous les versets de la bible du film d'horreur. Rien de nouveau sous le soleil de Satan... **


«Jazz - The Only Way of Life», de Jacques Mattey:

A Rolle, il y a Jean-Luc Godard. A Nyon, il y a Jacques Muyal, l'amoureux du jazz qui ne joue pas du moindre instrument, mais fut l'ami de musiciens comme Dizzy Gillespie ou Randy Weston. Jacques Matthey dresse son portrait dans un doc qui vibre d'amour pour la note bleue. ***


«La séparation des traces», de Francis Reusser:

Nom: Reusser. Prénom: Francis. Né en 1942 à Vevey. Profession: cinéaste. Qui signe aujourd'hui un doc autobiographique, plongeant dans son passé pour mieux éclairer le présent, en mêlant l'art et la vie. ***


«Los Fantasmas del Caribe», de Felipe Monroy:

Réalisateur colombien installé en Suisse, Felipe Monroy retourne au pays pour se confronter à sa famille, à ses souvenirs, avec en toile de fond les votations pour la paix. **

«Sophia Antipolis», de Virgil Vernier:

Des «contes sur la folie ordinaire». C'est ainsi que Virgil Vernier qualifie son nouveau film, son premier à être distribué en Suisse, et dont l'action se situe dans une technopole du sud de la France. Pas vu.