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10 octobre 2018 08:01; Act: 10.10.2018 08:01 Print

Toutes les sorties ciné du 10 octobre, c'est ici!

Huis clos dans un poste de police, balade à travers Paname, pointes, tutus et espionnage... La variété est au rendez-vous cette semaine sur les grands écrans.

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(Photo: Nikolaj Moeller)

Sur ce sujet
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«The Guilty», de Gustav Möller:
Retrouvez notre critique ici


«Girl», de Lukas Dhont:
Retrouvez notre critique ici


«Blue My Mind», de Lisa Brühlmann:

Presque un an après sa sortie en Suisse alémanique, «Blue My Mind» débarque enfin dans quelques salles romandes. Enfin, car ce superbe premier film de la Zurichoise Lisa Brühlmann a raflé trois récompenses aux Prix du cinéma suisse! Outre celui du meilleur film, le prix du meilleur scénario est allé à ce récit initiatique d'une ado qui voit son corps se transformer, sans pouvoir l'arrêter. Tel un volcan en éruption, Mia a soif d'extrême et fonce dans toutes les expériences que son âge peut lui offrir. L'incarnation envoûtante de Luna Wedler lui a valu le prix largement mérité de meilleure actrice. ****


«Dilili à Paris», de Michel Ocelot:

Dans le Paname de la Belle Epoque, une petite Kanake se lie d'amitié avec un livreur en triporteur. Tous deux commencent à enquêter sur des mystérieux rapts de fillettes. Il y a de bonnes choses dans «Dilili à Paris», comme l'idée de faire se balader les héros dans toute la ville, au gré de rencontres avec Marie Curie, Toulouse-Lautrec, Picasso, Gustave Eiffel, Louis Pasteur, le prince de Galles et une centaine d'autres personnages historiques («Les repérer demande un oeil de lynx et un cerveau foudroyant», prévient le réalisateur). Et il y a des choses gênantes: ces femmes kidnappées forcées de marcher à quatre pattes, ou la façon de s'exprimer théâtrale de Dilili. En voulant mettre plein de magie dans un conte qui dénonce le racisme et la misogynie, Michel Ocelot (le créateur de «Kirikou») se révèle plutôt maladroit. **


«Voyez comme on danse», de Michel Blanc:

Si vous avez aimé «Embrassez qui vous voudrez» (2002), vous serez ravis de retrouver quelques-uns de ses personnages (et interprètes, comme Jean-Paul Rouve) dans «Voyez comme on danse». Michel Blanc s'amuse de nouveau à filmer des tranches de vies comme autant de sketches truffés de répliques vachardes. Les réfractaires aux films choraux passeront leur chemin. **


«Johnny English contre-attaque», de David Kerr:

Le pire des agents de Sa Majesté reprend du service, seize ans après sa première mission. Comme son interprète Rowan Atkinson (63 ans), Johnny English n'a pas pris une ride. Ses gaffes non plus. Armé de gadgets ringards et d'un assistant futé (Ben Miller), il tente de déjouer les plans d'un cyberpirate. Bien coincé le spectateur à qui les pitreries à la Mr. Bean n'arracheront pas le moindre éclat de rire. **


«Venom», de Ruben Fleischer:

Parce que son corps est infesté par un symbiote, le journaliste Eddie Brock (Tom Hardy) se transforme en un justicier monstrueux, avide de têtes humaines. L'un des personnages les plus noirs de l'univers Marvel a semble-t-il donné naissance à un film édulcoré. La critique vomit. Le box-office américain applaudit. Et vous? Pas vu.


«Sicilian Ghost Story», de Fabio Grassadonia et Antonio Piazza:

Au départ de «Sicilian Ghost Story», il y a un fait réel des années 1990: l'enlèvement, dans un centre équestre, du fils d'un mafioso repenti. Fabio Grassadonia et Antonio Piazza (à qui l’on doit «Salvo») ont décidé de ne pas le traiter sous la forme d'une reconstitution pure et simple. En s'intéressant à Luna, camarade de classe de la victime, ils ont choisi de revisiter le mythe de Roméo et Juliette dans le monde impitoyable de la mafia. La frontière entre réalisme et fantastique n'y résiste pas. Pas vu.


«Putin’s Witnesses», de Vitaly Mansky:

Les coulisses de la grande histoire sont captivantes. Directeur du département documentaires de la télé russe en 2000, Vitaly Mansky a filmé la campagne électorale de Vladimir Poutine à la suite de la démission de Boris Eltsine, qui l'avait désigné pour lui succéder. De quoi mesurer l'écart entre le président par intérim d'alors et le dirigeant d'aujourd’hui. Pas vu.

(cma)