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12 septembre 2018 07:07; Act: 12.09.2018 07:07 Print

Toutes les sorties ciné du 12 septembre, c'est ici!

par Catherine Magnin - Plongée dans les réseaux sociaux, les études de médecine, les figures de mères, les secrets de famille... voilà le menu de la semaine.

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(Photo: DR)

Sur ce sujet
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«Searching - Portée disparue», d'Aneesh Chaganty
Retrouvez notre critique ici.

«Première année», de Thomas Lilti

Avant de réaliser des films, Thomas Lilti a été médecin. Après «Hippocrate» (2014) et «Médecin de campagne» (2016), il s'intéresse une nouvelle fois au milieu qu'il connaît si bien, en racontant l'histoire d'Antoine (Vincent Lacoste) et Benjamin (William Lebghil), deux étudiants en médecine à Paris. On réalise avec «Première année» la capacité de concentration et de motivation qu'il faut pour tenir le coup durant ces études ultracompétitives (plus de 2000 candidats pour 300 places)! Alors que le reste de la vie s'arrête pour ne laisser place qu’aux révisions... Thomas Lilti montre bien le rythme infernal et la violence injuste subie par les étudiants. Il se perd aussi dans des longueurs, que ses acteurs mollassons ne parviennent pas à sauver. **

«Ma fille», de Laura Bispuri

Vittoria (Sara Casu) habite dans un petit village en Sardaigne avec ses parents. A bientôt 10 ans, elle est taciturne et réservée. Le jour où elle rencontre Angelica (Alba Rohrwacher), elle ressent une sorte de fascination pour cette femme dingue, et passe de plus en plus de temps avec elle. Cela déplaît fortement à sa mère Tina (Valeria Golino), qui connaît très bien Angelica... Baigné par la lumière du Sud, «Ma fille» est porté par trois comédiennes exceptionnelles, qui ont toutes compris la complexité de leurs rôles respectifs. Pourront-elles envisager une maternité qui sort du schéma classique? Le seul truc sur lequel on peine à crocher, c'est la capacité de Vittoria à encaisser sans broncher toutes les réalités, souvent violentes pour une enfant... ***

«La première et la dernière chose», de Kaspar Kasics

Malade, Jacqueline va mourir... De cette certitude, Kaspar Kasics a tiré un film qui ne s'attarde pas sur la dégénérescence du corps, mais sur un autre dérèglement: celui qui, sous les dehors sereins d'une enfance lumineuse, a miné toute l'existence de Jacqueline. La femme, mère de famille, plonge profondément, très profondément, dans son ­passé. Le résultat n'est pas ce qu'il y a de plus cinématographique, mais la démarche intérieure est on ne peut plus bouleversante. ***

«Peppermint», de Pierre Morel

Voilà dix ans que le frenchy Pierre Morel creuse son trou à Hollywood. Son créneau de prédilection? Le film d'action. Le réalisateur a signé le premier volet de la saga «Taken», «From Paris with Love» et «Gunman», avec chaque fois de grosses pointures. Il récidive avec «Peppermint»: Jennifer Garner y joue la victime d'un gang qui décide de faire justice elle-même. Ça va barder!
Pas vu.